Le #Gabon est une terre de forêt vierge, où coule pétrole et richesses naturelles. Manganèse, bois, uranium, gaz, fer et autres minerais qui attirent les investisseurs occidentaux, en particulier la France (Elf, Total, Bolloré...) et les investisseurs chinois. La dynastie des Bongo est au pouvoir depuis trop d'années pour certains (50 ans), alors que pour d'autres, Ali Bongo Odimba, le président sortant a un bilan. Jean Ping, ancien président de l'OUA (organisation de l'unité africaine) et ancien ministre de Omar Bongo, en campagne depuis des mois, a mobilisé un peuple dans l'attente d'un miracle en adéquation avec la richesse de sa terre. La société civile gabonaise a aussi à plusieurs reprises dénoncé ce qu'elle appelle les dérives du régime en place.

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La dynastie des Bongo

A la mort de Omar Bongo Odimba, c'est Francine Rose Rogombé, qui dans un climat de pacification a assuré l'intérim d'un pays gouverné par un homme pendant une quarantaine d'années. Son fils Ali Bongo Odimba, 57 ans, ancien ministre de la défense sous son père, aurait été élu face à André Mba Obame. Mais selon l'opposition, c'est ce dernier qui aurait remporté les élections du 30 Août 2009, entachées de manifestations violemment réprimées. Les révélations de l'auteur Pierre Péan sur l'origine de l'actuel président sortant, "orphelin du Nigeria", donc inéligible selon la constitution gabonaise, a été un argument à maintes reprises utilisé par l'opposition. Révélations réfutées par l'actuel président qui se targue de dresser un bilan de ses quelques années de présidence.

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L'utilisation des réseaux sociaux, notamment les vidéos d'opposants gabonais galvaudées sur internet, réclamant plus de démocratie, ont enrichi une campagne d'un nouveau jour pour les gabonais, même si des arrestations voire des morts inexpliquées à ce jour, ont été observées.

 

Jean Ping, les opposants et la société civile gabonaise

Avec pour slogan "Le Gabon à l'abri de la peur, le Gabon à l'abri du besoin", Jean Ping fait office de "Papa de la Nation" dans un pays où la tradition a son importance pour tous les groupes de la population. Âgé de 73 ans, il a parcouru le Gabon et a rencontré la diaspora à maintes reprises, partageant son programme et délivrant une sorte de "mea culpa" de ses années Bongo père. Face à lui, son adversaire, bien que "fils de..." dénonce un Gabon ancien. Plusieurs opposants ont rejoint Jean Ping.

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Jusqu'où les candidats pousseront la responsabilité de leur défaite face à un peuple aujourd'hui divisé, si l'on en croit les déplacements des deux prétendants dans un état "bijou" ? Même si Jean Ping fait nettement office de favori. 

Le Gabon reste un pays dont l'avenir semble irréfutablement lié aux décisions que prendra le nouveau président face à des investisseurs pas prêts de lâcher leur poule aux œufs d'or. Une dizaine d'observateurs de l'Union Européenne, de l'Union africaine sont sur place et Ban Ki-Moon Secrétaire général de l'#ONU a déjà appelé à "s’abstenir de toute incitation à la violence ou de tout propos incendiaire et à maintenir une atmosphère paisible avant, pendant et après les élections". La société civile gabonaise, avec entre autre l'activiste Gloria Mika ou encore le secrétaire exécutif de Brainforest, Marc Ona Essangui veulent y croire et veillent. Le peuple gabonais s'est levé très tôt ce samedi 27 Août 2016 pour vote. Alors, demain sera-t-il un jour nouveau ? #Démocratie