Le Rebranding Africa Forum se tiendra les 13, 14 et 15 Octobre 2016 à Bruxelles autour du thème "Relever le défi de l’industrialisation de l’#Afrique". Ce forum se tiendra avec la participation de grands noms parmi lesquels : Roch Kabore, Président du Burkina Faso ; Patrice Talon, Président du Bénin ; Charles Michel, Premier ministre du Royaume de BelgiquePlateforme de rencontres et d’échanges, le Rebranding Africa Forum  rassemblera des investisseurs motivés, des patrons d’entreprises et les décideurs du monde politique, autour de deux temps forts. Il s’agira entre autres de développer des thèmes majeurs ayant trait à la problématique du développement du continent africain. C’est une thématique qui, en soi, n’est pas nouvelle. Depuis les indépendances des Etats africains jusqu’à nos jours, des initiatives prometteuses ont été expérimentées. Nous citerons un peu plus loin le cas de Kwamé Nkrumah (feu), ancien président du Ghana. Il avait alors esquissé les sillons d’un panafricanisme, et a même rédigé des ouvrages pour aborder ces thématiques :

  • L’Afrique doit s’unir (1963)
  • Le consciencisme  (1964)

Toutes les réflexions de Nkrumah s’articulent pour l’essentiel autour des questions de l’union, socle de tout développement.

 

Plus près de nous, c’est le NEPAD, conçu pour proposer un nouveau programme de développement, qui prend en compte les investissements privés, basés sur une nouvelle forme de partenariat avec les pays développés. Le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique) est l’initiative des présidents :

  • Thabo Mbeki (Afrique du Sud)
  • Bouteflika Abdelaziz (Algérie)
  • Olesogun Obasandjo (Nigeria)
  • Abdoulaye Wade (Sénégal)

Aujourd’hui, force est de constater qu’on ne parle même plus de NEPAD dans les instances internationales. Et voici que l’on va se réunir en Octobre 2016 autour d’un forum dédié à l’Afrique. Que pourrons-nous tirer de ces journées de débat de Bruxelles ? :

 

La première chose est que la parole précède l’action, ou du moins ces deux entités "parole" et "action" entretiennent une relation de conséquent à antécédent. Des passages de l’Ecriture Sainte nous enseignent qu’au commencement était la parole, et la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu. Les différents orateurs qui vont se succéder sur la tribune du forum de Bruxelles auront pour unique souci de formuler des thèses susceptibles de booster les énergies africaines vers un comportement positif, vers le développement du continent. On ne peut comprendre en effet qu’au même stade de développement, les pays asiatiques en soient aujourd’hui à un stade enviable par tous à tel point qu'ils constituent une référence dans le monde. L’Afrique, quant à elle, peine encore à se démarquer, à part bien entendu quelques rares pays qui font exception.

 

De la théorie à la pratique, il y a une ligne de démarcation qu’il convient de franchir. Pour cela, une réelle volonté politique s’impose pour s’assurer d’une mise en œuvre effective des résolutions du forum. Le panafricanisme de Nkrumah, les organisations régionales et même sous-régionales, ont peiné et peinent à atteindre les objectifs assignés parce que des forces obscures tendent à les tirer vers le négatif. Tant que les gestionnaires de ces dites forces ne jouent pas franc- jeu, tant qu’une conscience n’est pas développée dans l’esprit des populations africaines pour une prise en main de leur destin, tant que toutes ces conditions ne seront pas réunies, "l’Afrique noire sera toujours mal partie" pour utiliser une expression chère à Franz Fanon. Tel est mon point de vue personnel ! #Economie #Croissance économique