"À la fin du mois de Septembre, lorsque les ministres du commerce extérieur se réuniront à Bratislava […], je demanderai, au nom de la France, l’arrêt des négociations sur le #TAFTA". C'est en ces termes que le secrétaire d'État au commerce extérieur Matthias Fekl s'est exprimé ce mardi matin, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Matthias Fekl a ensuite précisé ses intentions. "Pour être totalement clair, l'arrêt veut dire la fin. Certains seraient tentés de suspendre les négociations. [...] Mais on ne retarde pas à plus tard les sujets sérieux" s'est-il expliqué avant de poursuivre : "Ce que demande la France, c’est l’arrêt pur, simple et définitif de ces négociations. Elles ont été engagées dans l’opacité et ont créé beaucoup de méfiance".

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Il a ensuite rejeté la faute sur les États-Unis : "les Américains ne donnent rien ou alors des miettes. […] Ce n’est pas comme ça que nous devons négocier entre alliés".

 

"Une grande victoire" pour Mélenchon

Après des mois de tergiversations et de critiques du traité, Paris a donc enfin affiché clairement sa position sur le TAFTA, ce Traité de Libre-Échange Transatlantique entre l'Union Européenne et les Etats-Unis. Celui-ci était négocié depuis trois ans (juillet 2013) entre les deux parties, qui n'avaient jusqu'à présent pas réussies à se mettre d'accord sur les 27 chapitres que le TTIP (son autre nom) comporte. Le retrait français de ces négociations était souhaité de longue date par l'aile gauche du PS, Europe Écologie-Les Verts et le Front de Gauche. Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche aux dernières présidentielles s'est lui réjouit de cette décision.

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"Si c'est vrai, c'est une grande victoire" a-t-il déclaré au micro de RMC ce mardi matin. Par ailleurs, des communes françaises avaient clairement affiché leur désaccord avec le texte, se déclarant symboliquement "communes anti-TAFTA". En Allemagne également, ce projet est critiqué. Le vice-chancelier et ministre de l'économie Sigmar Gabriel avait ainsi jugé dimanche dernier que les négociations "ont pratiquement échoué, même si personne ne l’admet vraiment". Paris a précisé que les négociations du CETA (traité de libre-échange entre le Canada et l'#Union Européenne) n'étaient pas remises en cause. #Etats-Unis