C'est en 2014 qu'une loi a été votée en Belgique permettant à un mineur en capacité de discernement et atteint d'une maladie incurable de choisir entre continuer à vivre ou mourir. Et depuis le vote de cette loi, c'est la première fois qu'un mineur est euthanasié. Il est assez étonnant de voir une telle loi votée dans un pays comme la #Belgique, qui est un pays de tradition catholique. L'application de cette loi avait d'ailleurs causé de vive accusation de la hiérarchie catholique ainsi que de certains pédiatres.

 

Une solution réservée uniquement à certains cas

Le professeur Wim Distelmans, président de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie a annoncé que le cas était exceptionnel et réservé aux cas désespérés. "Il n'y a heureusement que très peu d'enfants qui entrent en considération, mais cela ne signifie pas que nous devrions leur refuser le droit à une mort digne", a-t-il annoncé. La loi stipule bien que le mineur doit être atteint d'une maladie incurable et sujet à des souffrances physiques constantes et insupportables qui ne peuvent être apaisées et qui résultent d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable. De même , les parents de l'enfant ou de l'adolescent ne peuvent prendre la décision à sa place. C'est lui qui doit demander, après avoir été étudié par une équipe médicale et un psychiatre ou psychologue indépendant. C'est ensuite que les parents donnent ou non leur consentement. L'âge du mineur en question n'a pas été précisé. On sait simplement qu'il souffrait d'une maladie en phase terminale.

 

Et la position de la France

En France , l'euthanasie est toujours interdite, mais après la loi Leonetti de 2005, la France à mis en place une loi qui permet de se laisser mourir par soins palliatifs. Cela autorise après l'accord des proches ou du patient, d'appliquer un traitement antidouleur, qui peut avoir pour effet d’abréger la vie du patient, mais non de provoquer la mort. La population française quant à elle reste assez partagée et indécise sur le sujet. #Politique #Médecine