La #Centrafrique a renoué avec la violence. Au moins 20 personnes ont été tuées vendredi et samedi dans la région de Kaga Bandoro (centre-nord), dans des attaques attribuées à des éléments appartenant à l'ex-coalition Séléka, a annoncé dimanche le porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Yakolé Mokpeme.

 

Massacres, pillages, et incendies

D’après les médias centrafricains, les assaillants ont attaqué les villages après avoir entendu que des éléments anti-Balaka (milice à majorité chrétienne) s’étaient rassemblés dans l'objectif de les déloger de la région de Kaga Bandoro,  considéré comme le fief du groupe armé «Front populaire pour le renouveau de Centrafrique» (FPR C- branche radicale de la Séléka) dirigé par Noureddine Adam. Ce dernier est considéré comme "l’ennemi numéro un du peuple centrafricain", selon Bangui. Les hommes armés ont alors pillé et incendié plusieurs dizaines d’habitations, tué une vingtaine de personnes et provoqué la fuite de plusieurs centaines d’habitants.

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La Force de l'ONU en Centrafrique renforce son dispositif sécuritaire

Face à  cette situation, la force onusienne déployée en Centrafrique (MINUSCA) a indiqué dans un communiqué publié dimanche, avoir "décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomété pour prévenir toute détérioration de la situation. La Force de la Minusca (forte de 10 mille hommes) est déjà intervenue à Ndomété pour séparer les belligérants, afin d’éviter des répercussions sur la population civile, ainsi qu’à Kaga Bandoro, afin de renforcer la sécurité dans la localité, notamment tant celle de l’hôpital que des déplacés", précise le texte.

 

Une paix toujours fragile

La Centrafrique se remet difficilement de la crise dans laquelle elle avait plongé en 2013 après le renversement de l’ex-président François Bozizé par les Séléka. Durant près de trois ans, les milices anti-Balaka (à majorité chrétienne) et Séléka (à dominante musulmane), s’étaient alors affrontées provoquant la mort de centaines de personnes et le déplacement de dizaines de milliers d’autres, selon l’#ONU. Malgré quelques violences sporadiques, notamment en Juin dernier où seize personnes ont trouvé la mort dans des affrontements près de Kaga Bandoro, la Centrafrique semblait avoir connue une relative accalmie depuis l’élection début 2016 du président Faustin Archange Touadéra. Toutefois, ce dernier, soutenu par la communauté internationale, et qui a pour objectif de désarmer les groupes armés, peine encore à convaincre les combattants de remettre leurs armes.

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  #Conflits