Le 7 janvier 2015 est une date noire pour la France et pour l'Europe entière. L'attentat contre #Charlie Hebdo a eu un retentissement considérable, en particulier chez les "cousins" italiens qui n'ont pas hésité à voiler leurs photos de profil sur les médias sociaux avec les couleurs du drapeau Français et à publier des "je suis Charlie" à tout va. A' cette occasion, des manifestations ont été organisées en #Italie pour manifester à la France le soutien du peuple Italien.

Le volte-face de l'ami Charlie

Autant dire que les habitants de la botte ne s'attendaient pas, le 31 août dernier, à faire l'objet d'un satyre du plus mauvais goût à travers une vignette du dessinateur Felix publiée par le célèbre magazine en référence au séisme qui venait de détruire une partie du centre du pays.

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Profondément choqués par le volte-face de leur "ami" Charlie, les Italiens expriment leur indignation sur les réseaux sociaux en définissant le croquis "indécent", "irrespectueux" et "ignoble". 

Charlie... mais pourquoi?

Il faut dire que le magazine satyrique Charlie Hebdo a poussé très loin le bouchon de l'humour, en comparant les 294 morts dans le séisme, coincés entre les débris, à des lasagnes et leur sang, à de la sauce tomate. Alors que Français et Italiens se demandaient comment peut-on faire du sarcasme sur les morts et qu'est ce qu'il pouvait bien y avoir de drôle dans ce croquis, l'Ambassade de France à Rome a témoigné sa solidarité au peuple Italien et s'est dissociée publiquement des propos tenus par le dessin, en présentant des excuses. Mais si la satyre est libre le bon goût a, lui, des frontières. De son côté Coco, un autre dessinateur du magazine Parisien a riposté avec une seconde vignette qui est bien loin d'apaiser la polémique, puisqu'elle affirme que les maisons écroulées n'avaient pas été bâties par Charlie mais par la Mafia.

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de quoi rouvrir le débat au sujet des limites de la liberté d'expression en France.

Estimant qu'il est "trop facile d'être Charlie Hebdo avec la peau des autres" et que "ces vignettes abominables augmentent la souffrance des victimes et offensent sciemment tout le pays", les Italiens adeptes de Twitter ont immédiatement remplacé l'hashtag ##jesuischarlie par #JeNeSuisPasCharlie.