La guerre est terminée. Après plusieurs tentatives de négociations, les deux clans des Forces Armées Révolutionnaires de #Colombie et des forces du gouvernement ont enfin trouvé un accord. 

Plus de trois ans et demi de négociation

Rodrigo Londoño ou "Timochenko", chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie s'est exclamé dimanche 28 Août en prônant la paix. Il a annoncé le repli de ses combattants et a ordonné l'abandon des hostilités contre l'État colombien. C'est à peine quelques jours plus tôt que le président Colombien, Juan Manuel Santos, demandait lui aussi le cessez-le-feu après plus de trois ans et demi de négociations.

 

L'intégration démocratique

L'ultime grande guerre d'Amérique Latine se termine et laisse place à une future démocratie. Fin Septembre, un accord de paix entre les deux clans sera signé à New York. Les accords de la négociation se sont déroulés quant à eux à la Havane et il en convient que les rebelles, après avoir remis leurs armes à l'ONU, pourront être réintégrés à la vie civile. Les combattants de la #FARC pourront échapper à la prison sous condition : ils devront avouer leurs actes. Certaines peines iront de la restriction de liberté à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à huit ans maximum. Une fois réintégrés, les rebelles pourront prétendre à la vie politique où dix sièges leur seront réservés à partir de 2018.

 

Une longue démarche

En 2010, le président Colombien Juan Manuel Santos, demande à l'abri des regards une première négociation avec les FARC. C'est en 2012 que l'acte est rendu publique. Pendant ce temps, les guérilleros font tarder l'affaire et ce en dépit des attentes qui supposaient qu'ils ne tarderaient pas à accepter. Avec l'ELN, une autre #guérilla de Colombie, les inquiétudes se fondent. L'ELN va probablement suivre les traces des FARC. Font face aussi au gouvernement des groupes de criminels au service des narcotrafiquants qui font proliférer les champs de coca avec une augmentation de 39% en 2015, pour le compte de 96000 hectares. Ces groupes de criminels sont toujours en activité malgré l'accord de paix avec les FARC.