L’annonce de morts par dizaines en Syrie n’étonne plus. Elle fait partie des informations quotidiennes, fait l’objet d’un court texte défilant en bas du journal télévisé ou est parfois suivie d’un court reportage. Les morts affluent sans surprise en Syrie, pour la majorité des victimes du régime syrien ou de l’aviation russe, comme cela s’est encore produit ce samedi 10 septembre.

 

Le bombardement a pris pour cible un marché de la ville.

C’est dans un marché de la ville anti-régime d’Idleb au Nord de la Syrie que se sont produits les raids aériens causant la disparition d’au moins 58 vies. De nombreuses victimes venues semble t-il acheter le nécessaire pour la fête musulmane de l'Aïd El-Kebir, se célébrant deux jours plus tard.

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A l’en croire des témoins interrogés, les responsables feraient partie de l’aviation russe.

 

Un conflit coûteux en vies

Si le bilan des Syriens morts depuis le début du conflit est difficile à déterminer, l’on peut néanmoins l'estimer. Le Syrian Center for Policy Research (SCPR), par exemple, donne au début de l'année 2016 le chiffre de 470 000 morts en Syrie depuis mars 2011. Comment la communauté internationale peut-elle fermer les yeux sur ces morts ? Comment peut-on ignorer que la Russie, sous un motif de lutte antijihadiste, s'allie t-elle à #Bachar Al-Assad en tuant le peuple syrien, celui là-même qui manifestait pacifiquement en 2011 contre le régime dictatorial ?

 

Quelle solution aujourd’hui ?

La France ne peut évidemment pas résoudre le #conflit syrien seule. En revanche, elle est un pays puissant qui pèse sur les décisions internationales. La solution doit se trouver dans l'Organisation des Nations Unies (ONU), dont la charte établie en 1945 dit vouloir " réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion...". La France doit par ailleurs, comme nombre d'autres pays, cesser ses liens avec l'Arabie Saoudite et le Qatar, des pays qui selon les historiens Sophie Bessis et Mohamed Harbi sont "l'une des principales sources financières et militaires de l'extrémisme islamiste".

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Cet islamisme extrême, au coeur des pays cités précédemment et dont s'inspire Daesh pour tuer des centaines de personnes, ne peut être soutenu par un quelconque pays.

  #ONU