Les violences faites aux femmes restent et demeurent un des facteurs dont souffrent la gente féminine au quotidien. La peur, le ressentiment ou le déni, accompagnent régulièrement ces femmes au destin en perdition lorsqu’elles sont amenées à subir ces atrocités. L’ALVF (association de lutte contre les violences faites aux femmes), à la dénomination non partisane, féministe et non mixte, a mis en place une stratégie de défense et de dénonciation afin d’éliminer toute forme de violences et de discrimination à l’égard des femmes. Le lundi 29 Août 2016, s’est tenu à Yaoundé au #Cameroun Yaoundé au Cameroun, sis à l’hôtel Djeuga Palace, un séminaire de contre validation du rapport national des VBG (violences basées sur le genre) institué par Institut Panos #Afrique de l’Ouest.

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La femme et la jeune fille étant la couche sociale la plus visée et la moins protégée, l’ALVF antenne Extrême-Nord a mis en place plusieurs centres Vies de femmes (Maroua et Kousséri), et quelques associations de dénonciations ou des brigades de dénonciations de violences faites à celles-ci. Ce séminaire débute dans le cadre de ces inadéquations visant à élargir leurs champs de vision jusqu'à son éradication au sein de nos sociétés.

  

La femme, plus que jamais engagée dans ce rude combat pour sa survie

Lorsqu’une femme est violentée et abusée, elle peut se museler et ne rien dire par peur pour elle-même, son entourage, sa famille, ou par peur de représailles. Cette peur pouvant conduire aux conséquences les plus désastreuses, se transforme en véritable danger pouvant causer des blessures inguérissables (autant physiques que mentales) allant même jusqu'à la mort.

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Le but de ce séminaire de contre validation du rapport national sur les VBG, a porté sur l’information et les formations requises au sein de l’ALVF Extrême-Nord (qui reste l’une des plus actives du Cameroun coordonné par madame Bille Sike responsable de cette antenne) afin de protéger les couches sociales les plus vulnérables. Le docteur Nguele Djibrilla Sidiki Fatima (Ph.D) fondatrice et présidente du COPRESSA (centre optionnel pour la promotion et la régénération économique et sociale secteur Afrique) fera un résumé statistiques de ces violences qui prennent de l’ampleur et détruisent les foyers et des familles entières.

 

Durant son analyse, la typologie des agresseurs, les témoins, les lieux des forfaits ont constitué l’ensemble de son travail en incluant le respect du genre et son implication dans ce contexte bien précis. La juridiction du Cameroun punissant ces actes, le code de la famille et de la personne a fait l’objet de beaucoup de questionnements concernant la mise en vigueur de son application et les questions juridiques (protection des droits civils et politiques, constitution, le code civil de l’article 21 à 14, les mutilations de l’organe génital de l’article 19 du nouveau code pénal, le code du travail entre autres) ont été mises en exergue par Maitre Anne Marie Diboundje Njocke, avocat au barreau du Cameroun.

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L’association ALVF EN s’occupe relativement de l’encadrement et le suivi des fille et des femmes dans chaque région avec, pour appui, la mise en œuvre des activités des différents projets, l’apport financier et technique de Foundation for A Juste Society, Global Fund for Women, l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, Voluntary Overseas (VSO), PADD/GIZ et quelquefois l’Union européenne. La mobilisation des décideurs au niveau national se fait avec les ministères en place tels que le MINPROFF (ministère de la promotion de la femme et de la famille) ou le MINAS (ministère des affaires sociales) lors des points focaux de certaines célébrations. L’ALVF EN continue son combat et reste dans cette mouvance de dénonciation et de protection des VBG avec pour leitmotiv "promouvoir l’autre sexe,l’autre parole, l’autre espace, l’autre pouvoir". #Internet