L'ancien président du #Brésil Luiz Inácio Lula da Silva a déclaré lundi qu'il n'acceptait pas les infractions d'un "gamin procureur" qui l'accuse de former une association de malfaiteurs. Lors d'un rassemblement en soutien de la candidature de Jandira Feghali (Parti Communiste Brésilien) à la mairie de la ville de Rio de Janeiro, il a présenté ses excuses au public, suite à son coup de sang à la fin de son discours de 37 minutes, et a dit qu'il était "en colère" contre les accusations de corruption menées à son encontre par le procureur Delton Dallagnol.

 

Lula, pilleur corrompu des caisses publiques du Brésil

"Je ne peux pas accepter les accusations d'un gamin procureur qui dit que je formais une association de malfaiteurs. Je montai une association, oui, une association pour faire sortir 36 millions de personnes de la misère. Une association qui a créé 22 millions d'emplois formels en intégrant des millions de personnes dans la classe moyenne" a déclaré Lula dans le quartier de Bangu, à l'ouest de Rio de Janeiro. Le 14 septembre, le mentor #Politique de Dilma Roussef a été dénoncé par le groupe de travail de l'opération "Lava Jato", étant accusé de commander le système de corruption dans la société Petrobras. Mais également d'agir conjointement avec la société de construction OAS au détournement d'au moins 87.6 millions de reais d'Etat, environ 24 millions d'euros. Selon le procureur Dallagnol, "Lula était le maestro de ce grand orchestre formé dans le seul but de piller les caisses publiques du Brésil."

 

Les déclarations du président Lula

L'ancien président qui sent une "haine accumulée" des procureurs contre lui,  a déclaré que "le seul mérite qu'ils ont est d'avoir passé des concours. Je vois chez ces garçons toute la haine que je leur suscite. Je n'ai jamais passé de concours, j'ai un diplôme de mécanicien. Le concours ne mesure pas le caractère, l'éthique. Et comme pour le permis de conduire, ce n'est pas parce qu'on le possède que l'on conduit nécessairement bien" a t-il ajouté. L'ancien président brésilien a dit qu'il avait "la conscience tranquille" malgré l'enquête pesant sur lui, ainsi que sur ses proches et certains membres de sa famille.  "Il y a beaucoup de gens honnêtes dans le Ministère Public, à la police fédérale, voire un peu partout, mais personne ne l'est plus que moi, au maximum nous serions égaux" dit-il. Quand on parle des élections en 2018, l'homme politique est de retour et Lula a envoyé un message aux procureurs. "Si vous me chassez pour que je sois candidat, vous deviendrez mes principaux solliciteurs électoraux" a-t-il dit. #RiodeJaneiro