La récente campagne présidentielle en République du Gabon n'a pas répondu à toutes les attentes du peuple gabonais, encore moins à celles de l'#Afrique et du monde. En effet, alors que l'élite gabonaise, l'intelligentsia africaine et la nomenklatura mondiale attendaient un débat sérieux, fondé sur le contradictoire entre les candidats, pour découvrir ce beau pays et ses perspectives d'avenir, c'est à une passe d'armes ridicule, digne d'un combat de coqs entre le camp du président sortant Ali Bongo et le camp de Jean Ping que nous avons eu droit. Pour finir, on est resté sur sa soif. Quelle démission !

 

Des candidats pourtant respectables

Pourtant, tout était réuni pour offrir aux Gabonais, aux Africains et au monde entier, un débat politique de haut niveau. Tout d'abord Ali Bongo.

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Né dans les arcanes du pouvoir où, il a grandi, ayant assumé de grandes responsabilités sous l'Ancien Régime dirigé par son père Omar Bongo, et ayant exercé la fonction présidentielle pendant les sept années écoulées, maniant la langue française avec aisance, l'Afrique entière et le monde entier attendaient qu'il rende compte de son bilan, et explique son nouveau projet de vie pour le Gabon. Ensuite Jean Ping. Ancien Ministre de l'Ancien Régime tenu par son beau-père Omar Bongo, il a assumé de hautes responsabilités au sein de l'Union Africaine. Pour lui aussi, la langue de Molière n'a pas de secret. De ce fait, on attendait de découvrir de façon pertinente, l'expérience qu'il a tirée de ce passé diplomatique assez riche, et qu'il entendait mettre au service du Gabon.

 

Les raisons d'une campagne présidentielle chaotique

En lieu et place d'un projet de société qui embrasse les enjeux économiques, politiques, culturels et sociaux du Gabon au niveau national, continental et mondial dans un contexte globalisé, le camp Jean Ping va entrer dans la campagne avec un sujet dérisoire : la nationalité du président sortant Ali Bongo.

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La descente aux enfers du candidat Jean Ping commence là, car, il ne convainc personne : ni les Gabonais, ni les Africains. En effet, Ali Bongo est le plus célèbre des enfants des chefs d’États africains. Les Faure Gnassimgbé, Joseph Kabila, Teodorin Obiang Nguema...etc, l'Afrique ne fait que les découvrir maintenant ! Ali Bongo, l'Afrique le connaît depuis le berceau ! En Afrique, quand on veut parler d'enfants de chefs d’États, on commence par Ali Bongo et on termine par Pascaline Bongo et vice versa, de sorte que, quiconque se dit Africain, et n'a pas entendu parler de cet enfant Ali Bongo n'est pas Africain ! En axant sa campagne sur les origines d'Ali Bongo, le camp Jean Ping donnait dans le ridicule et le délit de sale gueule. Non seulement le peuple Gabonais ne l'a pas écouté, mais encore il l'a châtié dans les urnes, si l'on tient compte des résultats officiels de la présidentielle.

Quant au camp du président sortant Ali Bongo, plutôt que défendre son bilan, et situer les gabonais, l'Afrique et le monde sur les objectifs nouveaux qu'il envisage pour le peuple Gabonais, il va emboîter le pas au camp Ping par une campagne indigne et paranoïaque, voyant partout, des mains occultes, cherchant à l'isoler pour s'accaparer du Gabon !

 

Le quotidien du citoyen Gabonais occultés

S'il y a des sujets qui préoccupaient le peuple Gabonais, l'Afrique et le monde, ce sont l'éducation, la santé, l'emploi, la jeunesse, les femmes...etc. Ainsi, les mesures préventives contre la mortalité infantile et les pandémies (tuberculose, paludisme, VIH/Sida..), l'amélioration de la santé maternelle, la lutte contre le chômage et l'immigration clandestine avec les noyades en Méditerranée ont complètement été élagués.

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La campagne présidentielle s'est achevée dans la cacophonie, la diatribe et l'insulte. Personne ne sait le véritable projet gouvernemental des candidats. Cela veut dire qu'à la prochaine présidentielle, le peuple ne pourra même pas opposer au président de la république sortant, sa propre promesse de campagne et son bilan car il l'ignore. Navré. #Élections #Démocratie