#Hillary Clinton ne pouvait s’abstenir d’assister aux cérémonies du quinzième anniversaire du 11 septembre 2001 à New-York. S’abstenir aurait été dénoncé. Il faisait 28°, une lourde humidité, un vent de nord-ouest très modéré. Coup de chaleur. Entourée par ses gardes du corps, elle n’a pu s’éclipser en douce, et divers présents munis d’un portable ont immortalisé la scène ou elle s'engouffre dans une limousine.

Pas d’hospitalisation

Nick Merril, son porte-parole, a indiqué que la candidate avais pris du repos chez sa fille, et que peu après, « elle se sentait beaucoup mieux ». À 68 ans, Hillary Clinton a quand même passé plus d’une heure sous le cagnard, sur le site du Ground Zero. Elle est apparue souriante, sortant de l’appartement de Chelsea, sa fille, pour les photos, déclarant : « je me sens très bien, c’est une belle journée à New York ». Donald Trump, présent aux cérémonies, n’a pas commenté à chaud. Il ne saurait tarder. Le médecin d’Hillary l’avait déclarée en excellente santé ; celui de Trump en avait tellement rajouté qu’il a été présumé que son diagnostic lui a été dicté par son patient. Il est vrai que The Donald paraît en pleine forme. Ce n’est pas tout à fait le cas d’Hillary. Certes, son médecin considère qu’après des examens neurologiques approfondis, en 2013, elle ne présente aucun trouble et que l’âge de ses artères est juvénile : aucun signe d’occlusion pouvant conduire à un AVC. Sauf que l’ex-médecin d’Obama, qui n’a pas examiné Hillary, a déclaré sur CNN qu’une série d’examens serait bienvenue : une commotion peut avoir des répercussions tardives, et endommager les fonctions cognitives. Soit le raisonnement. Ou provoquer des trous d’attention. Pour les Américains, un commandant en chef doit pouvoir réagir en une fraction de seconde. De plus, en visite électorale, elle a été prise de quintes de toux.

Trump en rajoutera

Tout est bon pour déstabiliser une, un rival. Obama en sait quelque chose : la réalité de sa nationalité américaine fut mise en doute, on l’a dit musulman, &c. Dans le cas d’Hillary Clinton, sa santé décrite chancelante, ses pertes de mémoire, en feraient une présidente insane : or, le terme s’entend de deux façons, soit souffrant de troubles, soit comme en français, aliéné, foutraque, pour une personne, absurde ou dénuée de bon sens, pour une remarque, une décision. Bref, une toquée, folle de la gâchette aussi, prête à dégainer l’arsenal nucléaire ou déclencher l'invasion d’un pays tiers (suivez le regard  de Trump : elle a approuvé l’intervention en Irak du temps de Bush). Il est vrai que, dans la désastreuse affaire des manquements aux règles de sécurité d’emploi des serveurs du Secrétariat d’État, elle avait invoqué son état de santé. Une bourde. Mais l’histoire de son incapacité présumée remonte à 2012. Elle devait déposer devant une commission sur l’attentat du consulat américain à Benghazi (Lybie) en décembre 2012. Elle fit reporter la session. En janvier, elle fit résorber un caillot dans une veine à l’arrière de son oreille droite. Elle se présentera en forme devant le Congrès le 23 janvier 2013. Fox News revint sur l’incident en mai 2014. Mais en juillet dernier, des vidéos d’elle ont commencé à envahir les réseaux sociaux. Elle y apparaît en pleine forme mais elle est prise d’une quinte de toux. Fox News réunit un panel de médecins divers, dont un urologue, pour leur faire visionner des vidéos. La seule neurologue présente se refusa à abonder dans le sens voulu, et d’autres praticiens émirent des doutes. Bref, Fox News avait mal choisi ses interlocuteurs. Qu’à cela ne tienne, Trump martèle l’argument, tous ses ultra-convaincus abondent, et il ne va certainement pas se priver d’en rajouter. On fait passer une torche électrique pour une seringue dans la main d’un garde du corps d’Hillary, on exhibe des photos-montages la montrant soutenue par des oreillers. Dérisoire ? Avec l’électorat américain se rendant aux urnes (une minorité), on peut s’attendre à tout… #Élections #Etats-Unis