La ville d'Alep est une plaie vive en état de guerre permanente depuis 2012, date de l'invasion des "rebelles syriens" alliés à une improbable "internationale djihadiste" composée de nombreux jeunes venus du monde entier, dont des français. Djihadistes aux mœurs barbares soutenus directement par la Turquie qui leur sert de base arrière, par les Saoud et le Qatar qui les financent, par les US et ses alliés de l'Otan qui assurent la logistique, les entrainent et les arment, et même par Israël qui soigne ouvertement leurs blessés dans ses hôpitaux et les soutien avec son aviation sur le plateau du Golan.

Guerre mondiale à Alep

De l'autre côté du front, l'armée nationale syrienne composée de toutes les composantes du peuple syrien, sunnites, chiites, chrétiens, azéris, kurdes, druzes et mêmes palestiniens des camps de réfugiés, tous soutenus à bout de bras par la Russie, et à moindre mesure par l'Iran et les combattants du Hezbollah libanais.

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Si l'on ajoute les autres guerres en cours d'Irak, d'Afghanistan et du Yémen, sans oublier la Palestine, qui mêlent encore d'autres acteurs à ces alliances parfois surprenantes, c'est en quelque sorte la 3ème guerre mondiale qui se déroule sous nos yeux! La ville martyre d'Alep en étant aujourd'hui le symbole malheureux, sanglant et totalement en ruine, le "Stalingrad syrien." Nous essaierons d'expliquer cette bataille terrible qui n'a pas finit de faire couler beaucoup d'encre et de sang, en la résumant en trois partie: "Alep 2012 La chute," "Alep 2014 Le chaos"," et "Alep 2016 La reconquête."

"Alep 2012 La chute"

La guerre syrienne a commencé à Homs dans le Cantre du pays et à Damas plus au sud en 2011, épargnant Alep, poumon et capitale économique du nord de la #Syrie. Mais devant la résistance de l'état syrien qui ne s'est pas effondré comme la Libye de Kadhafi la même année, les djihadistes ont lancé une formidable attaque contre Alep à partir de leur base arrière en Turquie, alliée du premier jour.

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Mal défendue, car le principal des forces de l'armée nationale syrienne sa battait à Homs et Damas, Alep est tombée sous la coupe des djihadistes exceptés quelques quartiers et l'aéroport qui furent encerclés. Commença le règne de la terreur islamiste et des exécutions de masse des soldats du régime fait prisonniers et de fonctionnaires.

Mais l'armée nationale contre attaqua en envoyant une colonne de 100 chars et de 400 véhicules blindés qui, après avoir mené deux batailles sur la route, pénétra dans Alep et reconquit la partie ouest de la ville. Leur propre avance fut stoppée par l'utilisation de missiles antichars, de fabrication américaine et française, par les djihadistes. Une ligne de front se stabilisa et séparera la ville en deux pendant 4 ans, comme à Stalingrad, mais plus longtemps qu'à Stalingrad... Entre autres pertes incommensurables et irremplaçables pour la Syrie et  l'humanité, les souks d'Alep, plus vieux souk du monde 4 fois millénaire, ventre et mémoire d'une humanité féconde, disparaissaient dans un incendie qui dura plusieurs jours.

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Et Alep entra dans une longue nuit d'horreurs indescriptibles dont elle n'est pas encore sortie 4 ans plus tard... Peut-être, surement, est-ce la période la plus sombre de toute son histoire plusieurs fois millénaire. Les habitants ont largement payé le prix du sang. Beaucoup ont rejoint le flot des millions de réfugiés syriens encombrant les routes et la mauvaise conscience européennes. Ceux qui sont restés dans les zones du gouvernement, plus d'un million, souffrent de la faim, de la soif, de la pénurie d'énergie, de la peur et des bombardements aveugles des djihadistes sur les zones habitées pour les punir de leur fidélité au gouvernement. Ceux qui sont piégés du côté des djihadistes souffrent des mêmes maux en plus de la barbarie abjecte des djihadistes, et des bombardements pour les déloger.

La suite sur Blastingnews: Le "Stalingrad syrien" Partie 2: Le chaos #Terrorisme #Daesh