Branle-bas de combat dans la multitude des groupes Facebook des immigrés au #Portugal : Un nouvel impôt sur le patrimoine va voir le jour sous peu. Les articles en version originale "made in Portugal", ou ceux traduits dans la langue de Molière, pleuvent de partout ! Trouble, ébranlement, panique...commotion ? Non, certainement pas encore. La Lusitanie a besoin d'argent et la seule solution d'en trouver c'est de taxer le patrimoine. Vu avec circonspection, on peut raisonnablement se poser les questions qui fâchent ceux qui se sentent visés: " Un des pays les plus pauvres d'Europe, en passe de devoir demander une nouvelle aide financière, pouvait-il ignorer encore longtemps la taxation des patrimoines immobiliers ?   Comment, après avoir ponctionné cruellement un peuple agonisant économiquement, l'état pourrait-il ignorer ceux qui détiennent un patrimoine au dessus de la moyenne (première tranche à partir de 300 000€, apparemment...) ? La plus grande banque du pays est en train de sombrer et son sauvetage va coûter environ 4,6 milliards d'euros à la communauté européenne et au Portugal. Qui va payer ?

 

Il y a un antagonisme entre l'accueil sur tapis rouge de retraités étrangers nantis et exonérés, et la situation économique du pays

Certains parlent de provocation insupportable, voir d'indécence. D'autres d'une aubaine pour sauver le patrimoine immobilier. Dans les deux cas il faut rester mesuré et poser le problème avec discernement et honnêteté. Au sud, région qui intéresse en priorité les nouveaux arrivants, le parc immobilier est limité, l'attractivité principale étant liée au tourisme et au climat. En d'autres termes, le patrimoine en péril est peu conséquent et les biens les plus intéressants ont depuis longtemps étaient vendus. A Lisbonne, semble-t-il de plus en plus prisé, la ville se réveille tout doucement d'une longue léthargie. Coincée entre les infrastructures inamovibles de l'Expo 1998, le Tage, l'océan et une zone nord vétuste, les quartiers les plus attractifs représentent une aire très limitée et concentrée. La réhabilitation des nombreux immeubles vétustes va demander du temps, même situation à Porto. Mais tout ceci est positif.

 

Les acquisitions françaises représentent environ 16% de la totalité des transactions effectuées par les étrangers

Le contribuable portugais a été mis à contribution en août 2014 pour sauver la banque Espirit Santo et la banque Banif en décembre 2015. Ces opérations de sauvetage avaient coûté 4,9 milliards et 2,5 milliards d'euros à l'état et aux autres banques. Il faut aller chercher l'argent là où il se trouve et maintenant que la mane est juteuse, il est temps, semble-il, de presser le fruit pour en extraire le jus. Bienvenue au Portugal ! #Finances #Consommation