L'albinisme, une maladie génétique rare qui admet une absence de pigmentation de la peau, est très recherchée en Afrique australe.

 

Enlèvements et homicides

On recense à ce jour au #Mozambique 20.000 à 30.000 personnes atteintes d'albinisme. Les albinos qui parviennent à vivre au-delà de quarante ans sont rares et chanceux. En effet, leur première cause de mortalité est le cancer de la peau. Les moyens de protection comme la crème solaire et les soins de la peau sont quant à eux très difficile à se procurer. En plus de ça, les enlèvements se font nombreux et les assassinats aussi. Les membres des personnes atteintes d'albinisme sont utilisés en sorcellerie et plus précisément en magie noire. Les propriétés des membres et organes des #Albinos apporteraient bonheur et pouvoir ... Lucas Wisse, dirigeant d'une association de #Médecine traditionnelle s'indignait face à la sauvagerie des personnes qui exécutaient pour retirer les membres. Il expliquait qu'il était déplacé de dire que les guérisseurs traditionnels Mozambicains orchestraient cette terrible affaire. Mais en vu de l'état économique actuel du Mozambique, les gens sont prêts à tout...

 

Une coutume venue d'ailleurs 

La coutume de "récolter" les membres albinos ne viendrait pas du Mozambique mais plutôt des pays voisins : Tanzanie, Malawi et Zambie. Le trafic est plus intenses aux frontières. On estime la vente d'un membre à 530 euros et celle d'un corps entier à environ 66.000 euros. Il y aurait selon l'ONU depuis l'année 2000, 76 albinos de tués. Depuis 2014, les ONG recensent une centaine d'attaques. Il est estimé qu'un réseau similaire à la taille de celui d'un réseau de drogue, est établi autour des frontières. S'il est possible que ces organisations malfaisantes soient extérieures au Mozambique, rien n'a encore pu être prouvé. Auparavant discriminés, les albinos vivent aujourd'hui dans la peur. Vendredi 2 septembre, à Maputo, l'experte des Nations unies pour les personnes atteintes d'albinisme déclarait qu'aucun réseau n'avait été encore identifié.