"Si les chantiers sont prêts pour le Sommet de la Francophonie, tant mieux, sinon, les travaux continueront". Telle est aujourd’hui l’affirmation du président de la République malgache qui a promis la fin des travaux avant le sommet. Les émissaires de l’OIF ont été convaincus des avancés de la préparation, lors de leurs visites à #Madagascar. Pourtant, nombreux sont encore les travaux à faire sur les différents chantiers, prévus pour accueillir ce sommet.

 

L’échéance des travaux est remise en question

L’extension de la route reliant l’aéroport au centre de conférence internationale et celle reliant l’aéroport au centre-ville n’est pas encore achevée.

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Certains travaux touchent des terrains privés et font encore l’objet de litige foncier. Il en est de même pour les chantiers du village de la Francophonie à Andohatapenaka. Si au début de la préparation, l’Etat a envisagé de construire un logement dont un hôtel 4 étoiles, un centre commercial, un espace de loisirs, le chantier est suspendu. A part le litige foncier avec l’ancien président Marc Ravalomanana, qui affirme être le propriétaire de ce terrain, les travaux sur le chantier exigent encore plus de 90 milliards Ariary, soit 27 000 000 d’Euros. Aussi, l’on ne communique peu sur l’extension de l’aéroport pour recevoir les milliers de chefs d’Etat, de gouvernements, de délégations, et bien d’autres encore.

 

La population a une réticence

Tous ces facteurs créent une certaine réticence de la part de la majorité de la population malgache.

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Non seulement Madagascar n’est pas prêt selon eux, mais surtout les Malgaches ignorent les retombés de ce sommet de la Francophonie. Certains réclament au gouvernement plus d’explications sur cette conférence, d’autres demandent son annulation. La réponse de l’Etat est que ce sera une ouverture vers le développement. Concrètement, c’est encore un projet à long terme. " Les échanges économiques entre les pays francophones sont évalués à 1 600 milliards de dollars par an. Il nous appartient de conquérir ce vaste territoire qui s’éparpille dans le monde entier, sur les 5 continents qui comptent 80 pays membres de l’OIF", selon Hugues Ratsiferana, le président du comité d’organisation du sommet. Le calendrier de la préparation sera-t-il respecté ? En tout cas, il ne reste que moins de deux mois pour répondre à cette question.