L'attention du monde est tournée vers les principaux acteurs la terrible bataille d'#Alep ;  Al Quaeda (qui change de nom comme de chemise) soutenue ouvertement par les américains et les français d'un côté, contre l'armée nationale syrienne et la Russie de l'autre. Mais il existe plusieurs autres belligérants engagés dans la bataille d'Alep. Ainsi, outre les "conseillers militaires" iraniens, les volontaires irakiens, afghans, tchétchènes et les brigades mécanisées du Hezbollah libanais, il existe une forte milice kurde au cœur d'Alep en première ligne contre les barbares "d'Al Quaeda-Al-Nosra-Fatah Al Sham". Cette milice détient un quartier clef de la capitale. On trouve également plusieurs "milices tribales" de tribus qui s'étaient d'abord soulevées contre Assad, mais qui ont profité de la loi d'amnistie qui leur a permis de conserver leurs armes pour rejoindre le front anti-terroristes.

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On trouve enfin la "Brigade de #Jérusalem" de 2 000 palestiniens engagés dans les farouches combats de reconquête des quartiers nord de la ville. Mais que font-ils dans cette galère ?

Origines des camps de réfugiés palestiniens en Syrie et de leur militarisation

Depuis l'épuration ethnique de la Palestine commencée en 1948, les palestiniens ont trouvé exil dans les pays voisins qui ont ouvert des camps d'accueil provisoires. Avant la guerre actuelle, la #Syrie accueillait officiellement 520 000 réfugiés palestiniens dans une douzaines de camps répartis sur tout le territoire. Alors que dans la plupart des pays les camps de réfugiés palestiniens n'ont jamais dépassé le stade du bidon-ville ou du ghetto, l'état syrien fit construire de véritables immeubles en dur pour ses réfugiés.

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Des liens étroits s'étaient noués entre palestiniens et syriens qui sont souvent accusés de soutenir la résistance à Gaza. Il existait même un service militaire obligatoire pour les jeunes palestiniens dans le cadre d'une "Armée de Libération de la Palestine" (ALP), armée par la Syrie, dont l'objectif serait de reconquérir un jour la patrie tant aimée.

Les palestiniens dans la tempête syrienne

Se considérant dans un pays hôte et bienveillant, les palestiniens affichèrent tout d'abord une neutralité à toute épreuve, signant des traités avec les deux parties qui s'engageaient à ne pas entrer dans les camps, soignant rebelles et militaires dans le même hôpital, et s'efforçant d'engager des négociation de réconciliation entre les parties. Ce qui leur fut fatal car les terroristes internationaux dominèrent les rebelles qui n'avaient plus rien de modérés, et ne leur pardonnèrent pas cette neutralité. Ils assassinèrent les officiers supérieurs de l'ALP et envahirent violemment les camps, certains disent avec la complicité du Hamas.

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Tout les camps n'ont pas été touchés mais certains devinrent d'immenses champs de bataille au milieu des civils qui périrent par milliers de la violence et de la famine. Les camps furent reconquis immeuble par immeuble par les troupes réorganisées de l'ALP soutenues par l'armée nationale syrienne.

"L'Armée de Libération de la Palestine" gère aujourd'hui la sécurité des camps reconquis en partie, certains ont été totalement détruits, mais les palestiniens ont créé une milice de volontaires pour combattre les terroristes partout où ils sont sur le territoire national syrien. Ils ont renoncé à leur neutralité lorsqu'il a été évident que ces rebelles n'étaient ni modérés ni même syriens mais une horde internationale de barbares financés par l'Otan. Même le Hamas s'en est désolidarisé et a fini par les combattre. Les 2 000 palestiniens aguerris et regroupés dans la Brigade de Jérusalem, participent actuellement au siège d'Alep. C'est d'ailleurs pour les punir de cet engagement que les "rebelles modérés d'Alep soutenus à bout de bras par l'Occident," ont mit en scène et filmé la décapitation d'un jeune palestinien de 13 ans.