Cinq mois après la mort de #Kadhafi (2011), une mort légitimée et voulue par le Conseil de sécurité aux motifs que Kadhafi était prêt à massacrer son peuple à Benghazi, la communauté internationale s’interroge sur l’opportunité d’une intervention en Libye.

 

La communauté internationale a échoué à mettre au point un service après-vente institutionnel et militaire car la #Libye actuelle confrontée à une instabilité politique et gouvernementale, doit affronter en même temps Daesh (Etat islamique). En 2011, Sarkozy, Cameron et Obama, caché mais visible avec la logistique américaine, n’ont pas hésité à dessouder Kadhafi, malgré des vaines protestations de l’Union africaine qui pensait devoir régler ce problème à la manière africaine en initiant un dialogue avec toutes les parties.

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Les Occidentaux ont réussi à éliminer physiquement Kadhafi au pouvoir depuis 42 ans, sans que cette élimination ne réussisse à éclaircir l’horizon politique en Libye. Les Libyens ont été abandonnés à eux-mêmes, les Occidentaux ont été plus préoccupés par le règlement de leurs problèmes économiques liés à l’exploitation des puits de pétrole par leurs compagnies pétrolières respectives.  

 

Dans ce marché de dupes, les Russes estiment avoir été les dindons de la farce car au Conseil de sécurité ils n’ont pas opposé leur droit de veto. Le bombardement de la Libye a entrainé la chute de celui-ci et le changement de régime. On comprend mieux la résistance russe à Alep et dans la Syrie utile et pourquoi ils soutiennent coûte que coûte Bachar Al Assad. L’Occident a-t-il les moyens politiques et militaires de son intervention ? On peut en douter car la plupart des pays voisins de la Libye réunis le 19 octobre 2016 à Niamey au Niger, refusent l’intervention de pays occidentaux et préfèrent eux-mêmes évaluer la situation afin de trouver des solutions adaptées à la crise.

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La Libye est dirigée par un gouvernement d’union nationale dont l’influence est contestée par certaines autorités locales. La Libye de Kadhafi a disparu, elle servait de soupape de sécurité en limitant l’afflux des migrants vers l’Occident. Le désordre institutionnel et militaire dans la Libye actuelle ne permet pas de contenir les flux des migrants vers l’Europe. L’Europe est en train, par devers elle-même, de récolter en termes de conséquences les grains qu’elle a semé en intervenant en Libye. Ces conséquences sont l’afflux massif des migrants dans l’#Union Européenne et la montée des populismes que cet afflux favorise en partie dans les nouveaux pays de l’Europe de l’Est, comme la Hongrie, la Pologne, la Serbie devenus récemment membres de l’Union européenne. Il va falloir maintenant que l’Europe assume sa politique de démocratisation systématique des régimes politiques considérés comme « amis », selon ses propres critères d’évaluation et de contrôle.