Nous parlions déjà du CETA à l'occasion de la visite de Manuel Valls au Canada. Hier, les négociations du traité de libre-échange entre le Canada et l'UE ont été brutalement mises en échec par une administration locale. En effet, la région autonome de #Wallonie a décidé de rejeter la proposition de la Commission Européenne. Ainsi, les tractations semblent destinées à se prolonger plus longtemps encore. La Wallonie, petite région qui résiste encore et toujours à l'envahisseur, a fait ce choix malgré toutes les pressions qui s'exerçaient alors sur elle, de la part de l'UE et du Canada. En effet, si le Premier ministre belge Charles Michel est favorable à la ratification du traité de libre-échange, le ministre-président socialiste de la région reste sceptique à ce sujet.

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Il a notamment déclaré que les avancées sur ce texte restaient insuffisantes, malgré les modifications apportées. Ce faisant, c'est le pays entier qui a les mains liées : la #Belgique étant un gouvernement fédéral, elle ne peut ratifier le traité tant que la Wallonie pose son veto. Immédiatement, la ministre canadienne du commerce international a pris rendez-vous avec ce dernier pour tenter de le raisonner. Les pressions s'accentuent aussi du côté européen. De fait, au dernier sommet des chefs d'Etat, hier, à Bruxelles, Donald Tusk, Président du Conseil européen, a rappelé à la Wallonie les conséquences d'un nouvel échec à ce sujet. Il a ainsi demandé à la Belgique d'accepter de faire un compromis. 

Pourquoi la Wallonie refuse le CETA ?

Paul Magnette, ministre-président de la Wallonie, s'est expliqué sur ce refus.

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Il exprime des doutes, affirmant que le #CETA pourrait constituer un "cheval de Troie" pour les multinationales américaines présentes au Canada. Ainsi, il dit ne pas craindre que les négociations durent plus longtemps ; selon lui, aucun impératif ne justifie cela. Il a l'impression, au contraire, que l'on tente de lui "forcer la main".  Bref, une nouvelle tentative d'intimidation pour les récalcitrants au CETA.