Les médias ont beaucoup évoqué le Traité Transatlantique, TAFTA, entre l'Union Européenne et les Etats-Unis. Il y avait certainement matière à inquiéter les consommateurs européens et canadiens. Néanmoins, on a moins parlé du #CETA, quasi équivalent du TAFTA, un traité de libre-échange, mais entre le #Canada et l'Union Européenne. Nous parlions déjà, à la fin du mois d'août, dans cet article, des conséquences néfastes que pourrait entraîner le CETA, et notamment de ses similitudes avec le TAFTA. 

Les contradictions des politiques face au CETA

Cet accord économique et commercial global (Comprehensive Economic and Trade Agreement) a déjà été établi depuis trois ans.

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Si le sujet ressort aujourd'hui, c'est parce que l'année 2016 doit être celle de son adoption. D'où, sans doute, la visite hautement motivée de Manuel Valls au Canada, celui-là même qui affirmait, le 26 juin 2016, s'opposer à la conclusion du TAFTA : 

"Dorénavant, aucun accord de libre-échange ne doit être conclu s'il ne respecte pas les intérêts de l'Union. (...) Et moi, je vous le dis franchement, il ne peut pas y avoir d'accord de traité transatlantique. [L'accord] imposerait (...) une vision qui ferait le lit non seulement des populismes, mais tout simplement une vision qui serait mauvaise pour notre économie."

Ce traité, pourtant, comporte peu ou prou les mêmes clauses. La politique internationale est également à l'ordre du jour, avec la question du soutien canadien au Mali et de la coopération franco-canadienne contre le changement climatique.

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Seulement, ces enjeux-là sont surtout défendus par la #France. En effet, le principal enjeu des Canadiens dans cette rencontre reste le CETA. Les autorités canadiennes demandent notamment à la France et à l'Allemagne d'intercéder en sa faveur à la Commission Européenne. 

Les figures d'opposition au CETA évincées

Mais c'est sans oublier les oppositions que suscite ce traité. Ainsi, l'eurodéputé écologiste José Bové a été expulsé du Canada la veille de l'arrivée de Manuel Valls, dans la nuit du 11 au 12 octobre. Nous avons eu l'occasion de divulguer cette information pas plus tard qu'hier, ici, dans notre rubrique politique. La raison non officielle ? Ce dernier militait sur place contre le CETA. Si la plupart des écologistes et des frondeurs, à gauche, lui apportent leur soutien, le gouvernement semble déjà avoir oublié cet incident. Ou peut-être la santé des consommateurs est-elle sacrifiée sur l'autel d'intérêts économiques pour les entreprises agroalimentaires européennes et canadiennes.