C’est antagoniste, car la coalition menée par les États-Unis appuie les forces kurdes, tandis que la Turquie considère toutes les unités armées kurdes terroristes. Mais la Turquie veut désormais enfoncer #Daesh en Syrie et espère que l’Allemagne (conspuée pour avoir reconnu le génocide arménien) influe sur l’Otan afin d’obtenir une couverture des Awacs de surveillance pour guider ses drones. L’Allemagne a des appareils de surveillance et des troupes sur la base d’Incirlik. Une délégation militaire allemande est attendue.

Dabiq sous les bombes

Il existe cependant une coopération entre forces turques, Free Syrian Army et coalition.

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L’offensive sur Dabiq est conjointe (artillerie, bombardements aériens). Selon la FSA, la prise de Dabiq est une question de jours, voire d’heures (36 à présent). La Turquie vise aussi une offensive sur Raqqa (Syrie), mais pour la coalition, #Mossoul (Irak) est prioritaire. La prise de Dabiq (dont un organe de propagande de Daesh a repris le nom) est cependant importante, tant pour des raisons stratégiques que de propagande. C’est là que le Madhi (le messie musulman) est présumé vaincre le Daccal (faux Madhi) des armées « romaines » (entendez chrétiennes). C’est un lieu saint, et pour les plus fanatiques du califat, y mourir en martyr s’impose d’autant plus que, s’ils refluaient, comme en maints endroits, ils risqueraient d’être exécutés pour lâcheté par leurs propres compagnons d’armes. C’est là aussi que l’Ottoman Selim I vainquit le calife égyptien d’origine turque puis étendit au sud l’emprise de la Sublime Porte.

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Hawijah, porte de Mossoul

La ville d’Hawijah, qui comptait 450 000 habitants, est une ville sunnite. Elle serait moins bien défendue que Mossoul. Quayyarah ayant été reprise à Daesh par les troupes irakiennes et américaines, c’est le dernier verrou vers Mossoul. C’est aussi, si elle n’est pas prise, la base de repli des djihadistes défendant certains quartiers de Mossoul. Sa garnison a été renforcée par des fuyards de Shirqat (dont certains ont cependant été exécutés pour n’avoir pas su la défendre), à 80 km à l’est. Hawijah est située à 40 km à l’ouest de Kirkouk, tenue par les peshmergas kurdes. Elle a été fuie par de nombreux résidents mais ceux qui restent risquent des exécutions ou de sauter sur des mines en fuyant.

Mossoul, bataille finale

Selon l’intelligence militaire américaine, la prise de Mossoul sera « la bataille finale ». C’est la capitale de fait du califat et environ 4 500 djihadistes s’y trouveraient. 12 brigades irakiennes, mais aussi des unités de peshmergas kurdes, des milices chiites, appuyées par l’artillerie et l’aviation de la coalition, devraient progresser vers la ville, à la mi-octobre ou début novembre selon la presse irakienne ou américaine.

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On prévoit une catastrophe humanitaire car Daesh renforce sa défense par des tranchées, des tunnels, de multiples obstacles. Pour le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, « l’action majeure va bientôt être déclenchée ». Barrack Obama voudrait bien sûr emporter une victoire avant l’élection du 8 novembre. Mossoul est la seconde ville d’Irak. Ce sera très difficile car les combats urbains peuvent durer très longtemps. Les forces kurdes et chiites n’entreront pas dans la ville. Or il faut trois assaillants pour un défenseur pour reprendre une ville. Ce sera le cas, avec 25 000 militaires irakiens. Il faudra porter secours à au moins 700 000 personnes. Selon La Tribune de Genève, les premiers assauts seraient imminents car l’armée française a déployé quatre canons Caesar d’une portée de 40 km à Qayyarah, récemment reprise.

Le calife empoisonné

Atout psychologique (infondé ?), une agence irakienne a émis que #Abu Bakr al-Bagdadi et trois commandants auraient été empoisonnés dans la province de Nivive. Des arrestations et exécutions auraient suivi en représailles… Reste à confirmer, ce mardi matin. Selon d'autres sources, les quatre hommes auraient survécu, quoique grièvement malades. La tête du calife était mise à prix.