Selon al-Sumaria News, Abu Mu’taz Qahtani, qui faisait office de ministre du Budget et des Finances pour le califat en Irak depuis Mossoul, aurait pris la poudre d’escampette, empochant des millions en devises, accompagné d’une Allemande qui le secondait pour la supervision de la formation des femmes destinées à des attentats suicide. Les commerçants et fournisseurs devront donc soit accepter la future monnaie de singe du califat, soit se résigner à ravitailler gratis les djihadistes, ou risquer l’exécution. L’#Offensive se poursuit sur #Mossoul et il semble que, dans la ville, les quartiers est, que les peshmergas kurdes vont atteindre, mais sans y pénétrer, sont dégarnis. Les djihadistes se concentrent davantage sur les quartiers les plus denses de l’ouest qui présentent deux avantages. Les rues sont étroites, et les forces coalisées prévoient de faciliter, si cela restait possible, l’échappée des civils (avec des djihadistes se mêlant à eux) en direction de la Syrie. Selon l’AFP, les civils observent que des combattants du califat se rasent la barbe, changent d’aspect vestimentaire. Impossible d’en déduire quoi que ce soit (fuite prévue au milieu de civils, ou « camouflage » pour moins se faire repérer en cas de combats au porte-à-porte… échapper aux tireurs d’élites et aux groupes de résistance qui se manifestent en ville). L’armée irakienne, soit les forces spéciales, sont aux abords de la ville et attendent des renforts. Au nord, les peshmergas kurdes ont libéré Dirka et Shenshi et encerclent toujours Bashiqa (où l’armée turque est positionnée et bientôt renforcée). Les milices chiites, les Hashid Shaabi (Force de mobilisation populaire) semblent cependant destinées appuyer l’armée irakienne dans son offensive contre Tal Afar, une ville turkmène à l’ouest de Mossoul. Le conditionnel s’impose car la Turquie, qui a des troupes en alerte au nord de Mossoul, s’oppose à ce que ces milices s’emparent de la localité. Un général iranien a quant à lui inspecté le front nord, tenu par les peshmergas. Jusqu’à présent, depuis le 17 dernier, l’offensive est fructueuse même si les forces coalisées n’ont pu empêcher les djihadistes de prendre de nombreux otages civils dans les villages.

Concertation entre Obama et Erdogan

Les présidents turc et américain se sont entretenus par téléphone et les États-Unis ont fait savoir qu’il était question d’une intervention sur Rakka (ou Raqqa), la seconde plus grande ville tenue par le califat, cette fois en Syrie. Pour les forces de la coalition, qui ont pour alliés des Kurdes syriens (l’YPG) que la Turquie considère terroristes, intervenir à Rakka sera beaucoup plus complexe qu’appuyer l’offensive sur Mossoul. Personne ne s’attend à des offensives éclair (ce que critique Donald Trump au mépris des conditions de faisabilité). Peut-être d’ailleurs qu’au contraire, en dépit des assurances données de renforcer la pression sur Rakka, les États-Unis pourraient considérer qu’infliger une trop rapide (tout est relatif) défaite au califat à Mossoul, sans laisser la possibilité d’un repli – au moins partiel – sur Rakka et Deir er-Zor, donnerait l’avantage aux troupes syriennes appuyées par les russes. Il serait présomptueux d’en préjuger. Par ailleurs, les opérations aériennes coalisées tuent à présent des civils dont les djihadistes s’entourent. Mercredi, huit djihadistes ont été tués lors d’une attaque aérienne mais aussi au moins cinq civils. La Russie a aussi dénoncé qu’un raid aérien sur une école de jeunes filles de Mossoul avait fait de nombreux morts parmi les élèves. Mais l’aviation russe ou syrienne a aussi mené six attaques sur une école au nord-ouest de la Syrie, l’Unicef faisant état de 22 élèves et six professeurs tués. Le terrain est lourdement miné autour de Mossoul, mais en fait, bien au-delà, jusqu’à très loin de là… #Daesh