Dans la course au pouvoir, le candidat républicain ne cesse de décevoir : de nombreuses accusations et propos sexistes, jugés "effrayants" et "cruels" par la première dame des Etats-Unis. Beaucoup se sont indignés face à l’ampleur de ses propos. Michelle Obama clame qu’il est un "homme puissant parlant ouvertement de son comportement de prédateur sexuel". Après le témoignage de plusieurs femmes dans le New York Times, de nouvelles accusations ont surgi vendredi : une photographe et Summer Zervos de l'émission The Apprentice. Zervos avait rencontré l’homme politique suite à son licenciement pour qu’il la conseille sur sa carrière. Lors du premier rendez-vous, il l’aurait embrassée par surprise. La suite devait se passer au restaurant du Beverly Hills Hotel mais #Trump a préféré la conduire dans sa chambre où il s'est déshabillé, l'a embrassée "de manière très agressive" et lui a touché la poitrine. Après avoir refusé ses avances, la femme ne l’a plus revu. "Quand je vous ai rencontré, j'étais si impressionnée par vos talents, je voulais être comme vous", lui a-t-elle avoué. "Au lieu de cela vous m'avez traitée comme un objet sexuel, vous n’avez le droit de traiter les femmes de cette façon juste parce que vous êtes une star". Ces accusations arrivant à quelques jours à peine des votes paraissent suspectes. Zervos a ainsi été interrogée sur les raisons qui l’ont poussée soudainement à témoigner: "Je veux pouvoir dormir quand j'aurai 70 ans."

Agressée en boîte de nuit

Quant à la photographe Kristin Anderson, elle a rencontré Trump dans une boîte de nuit à NYC, dans les années 90. Elle n’avait qu’une vingtaine d'années, quand elle a senti une main se glisser sous sa jupe et toucher son entre-jambes. Elle l’a aussitôt retirée, pour s’apercevoir qu'il s'agissait de Trump. On l'accuse alors d'avoir désigné le candidat sans fondement. Celle-ci répond : "Il était si identifiable, personne d'autre n'a de tels sourcils". Elle a ajouté dans son témoignage pour le Washington Post: "Je ne sais pourquoi il a fait ça. On aurait dit qu'il voulait prouver qu'il pouvait le faire et que rien n’arriverait. Nous ne nous sommes même pas parlés, ni regardés". La scène n'a duré que quelques secondes mais a traumatisé Anderson à vie. A l'époque, elle s’est tue afin d‘oublier cette soirée et passer à autre chose. Mais les souvenirs et la douleur sont restés. La jeune femme, aujourd'hui plus âgée, s’est enfin libérée de ce poids en en parlant publiquement. "J'ai toujours gardé le silence. Pourquoi devrais-je le garder? Toutes les femmes devraient s'exprimer. Si on vous a touchée de manière inappropriée, parlez-en. Allez voir les autorités et portez plainte. Ce n'est pas normal".

Son comportement va trop loin !

Accusé plusieurs fois d'agressions sexuelles, le candidat républicain a fortement baissé dans les sondages. Il ne s’avoue vaincu pour autant et se justifie en attaquant les médias, vendredi lors d’un meeting en Caroline du Nord, leur reprochant de favoriser Hillary Clinton. "Cette élection est truquée. Ces mensonges répandus par les médias sans preuve empoisonnent l’esprit de l’électorat". On le sait, Trump et 86% de ses partisans détestent les médias. Le candidat se place ainsi en victime d’un complot politico-médiatique. Une excuse pour beaucoup, Trump sentant l'élection lui échapper ! Obama a confié ses craintes: "La démocratie même (est) en jeu" lors de ce scrutin présidentiel. L'actuel président des USA sur le départ implore de ne pas voter pour cet homme qui "menace d’emprisonner ses opposants politiques ou de faire taire les médias. Il salue l’ingérence des Russes dans notre processus électoral et suggère que si la campagne ne se déroule comme il l’entend, ce n’est pas à cause de ce qu’il dit, mais parce que l’élection est truquée et que c’est une imposture. Vous savez, certains pays fonctionnent comme ça, ce sont des tyrannies qui pratiquent l’oppression". #sexiste #Élections