L’espace francophone rassemble une communauté Nord-Sud sur les continents européen et africain qui partage des valeurs communes et qui chérit la langue française. Inciter l’ouverture et la mobilité des jeunes, et faire d’eux des acteurs au premier rang du développement de leur pays, telles sont les ambitions de l’OIF.

Les projets de l’OIF profitent-ils réellement à tous les jeunes francophones ?

Aussi vraies soient ces intentions valeureuses, la concrétisation des objectifs de l’espace francophone se heurte à des difficultés propres à chaque État membre. Si certains pays s’impliquent facilement dans la mise en œuvre des projets proposés par l’OIF, d’autres avancent à reculons en portant de lourds fardeaux hérités de la pauvreté. Tout naturellement, quand on est jeune, on a la fougue de réussir, on veut s’épanouir, mais certains jeunes francophones du Sud ne bénéficient pas des mêmes conditions d’accompagnement dans leur évolution personnelle. Hormis l’instabilité politique, les jeunes francophones issus des pays pauvres doivent faire face à une misère sans nom : là où la famine tue les enfants, où l’accès aux soins est difficile, où le droit à l’éducation n’a de trace que sur papier, où le droit à l’expression est un sujet tabou, où l’insécurité règne et, où la corruption est une gangrène qui mystifie toute la société du plus haut rang au plus bas de l’échelle. De ce fait, un grand décalage se fait ressentir entre les résultats escomptés et les retombées des projets de l’OIF au sein de ces pays. L’une des raisons est que le manque de médiatisation et la difficulté d’accès à l’information écartent la chance de certains jeunes, au cœur de la cible, de se porter candidats dans les projets francophones auxquels ils peuvent participer. Autre constat, les dimensions apportées par les projets francophones sont souvent minimisées. L’OIF ne se résume pas seulement à promouvoir la langue française, mais ouvre la porte aux jeunes Francophones afin qu’ils puissent aspirer à un avenir meilleur, à déployer leurs talents, à devenir acteurs de leur changement et à participer au développement durable.

La mobilité des jeunes à l’international est-elle pour tous les jeunes Francophones ?

Parler de la mobilité des jeunes à l’international est devenue illusoire dans des cas où les jeunes francophones n’arrivent même pas à influer dans leurs propres espaces et à générer le progrès autour d’eux : le chômage tend vers l’oisiveté et leur niveau d’étude ne les aide pas dans les échanges culturels. S’exprimer est même une faveur qu’ils ne peuvent pas bénéficier, lorsqu’ils ont appris à se taire dans un pays de dictature. Dans ce cas, subvenir à leurs propres besoins prend plus de sens que de devenir des ambassadeurs de leur pays et d’expérimenter le volontariat. Pourtant, l’Organisation internationale de la Francophonie fait de cette mobilité une de ses grandes priorités. Permettre aux jeunes francophones de s’apprivoiser du monde extérieur en leur permettant de voyager et de s’affirmer, tel était l’un des objectifs soumis durant le Forum Mondial de la Langue Française au Québec. Encore faut-il que la #Politique de leur pays s’accorde avec ces besoins d’émancipation. Le seul mobile efficace pour attirer les jeunes dans les échanges internationaux reste le sport quoiqu’il faille un minimum d’accompagnement et de financement de la part du gouvernement pour les aider à atteindre un niveau de performance requis.

Bref l’OIF tend la perche, mais la barque est trop loin… #sommet de la francophonie #projets de l'OIF