La toute dernière blague sur Trump provient de son fils et de sa belle-fille, Eric Trump et Lara, qui ont posé avec deux filles d’immigrés cubains, Annie et Ceci Cardelle, qui arboraient des maillots frappés d’un éloquent « Latina contra Trump ».  « Contra » signifie vs (versus), soit anti, comme toute personne congrue en langues romanes l’entend. Mais les Trump, descendants d’immigrés allemands, et c’est pourquoi des slogans nazis accueillent #Donald Trump lors de ses meetings, sont encore moins férus de langues étrangères et de géographie qu’une Hillary Clinton qui a récemment situé Mossoul « près de la frontière syrienne ». Cette dernière, selon le dernier en date des #Sondages, devance The Donald de 12 points (avec 50 % d’intentions de vote contre 38 et sept pour les deux autres candidats).

Publicité
Publicité

Eric Trump a dû dire, contrairement à son père, que le résultat des élections sera respecté (il l'avait dit aussi mais s'est ravisé). Il répondait indirectement au cinéaste Michael Moore qui a qualifié les « déplorables » (selon Hillary Clinton) partisans de Trump d’être des « terroristes légaux ». Lesquels, pour certains, connaissent un peu les langues et arborent des maillots brodés de l’inscription française « Les Déplorables » (le French bashing vise l’establishment qui mange des frites, French fries, et non des All American Liberty fries). Le documentariste diffuse son film Michael Moore in Trumpland, et ne se retient pas de traiter les électeurs de Trump d’abrutis, fascistes, racistes, &c. Or il incarne aussi l’anti-Establishment. Mais le plus important, c’est qu’une partie de l’équipe de campagne de Trump non seulement contredit le patron, qui, comme son colistier, Mike Pence, continue à brandir des sondages en ligne le donnant vainqueur, mais prend aussi la tangente.

Publicité

Les chefs de file insistent : les derniers sondages sont réversibles. Mais le rank and file (les seconds couteaux) se font discrets ou désertent. Désormais, Hillary Clinton se préoccupe moins de Trump que des démocrates susceptibles de remporter des sièges aux Sénat et à la Chambre. Elle ne se soucie plus de « répondre plus longtemps à Trump » et puise dans ses fonds de campagne pour épauler les futurs gouverneurs, sénateurs et représentants (députés). Les élus républicains se mordent les doigts d’avoir porté Trump en tête des primaires, et se rassurent en avançant qu’ils disposent d’une relève tandis que les démocrates n’auraient personne. C’est oublier Michelle Obama. Laquelle, après l’épouse de Bill Clinton, serait en mesure de briguer la prochaine présidence dans quatre ans.

270 grands électeurs

Il faut plus de 270 grands électeurs pour emporter l’élection. L’ennui est qu’une fois désignés, ils restent libres de leur vote, et certains républicains pourraient désavouer Trump.

Publicité

Nombre d’élus républicains ont déjà tourné la page Trump, et des donateurs ne financent plus que les campagnes locales. Le seul point récemment marqué par Trump, c’est que la presse révèle que la dernière en date de ses détractrices, une ex-reine du porno l’accusant de lui avoir proposé 10 000 $ pour coucher avec lui dans son jet, avait ouvert un site de vente de sextoys en ligne la veille de faire ses déclarations. Mais pour The Examiner, Clinton traite désormais Trump comme l’albatros échoué sur le pont que les marins tourmentent avec « leur brûle-gueule » (Baudelaire). Elle s’en désintéresse. Sputnik News France en est réduit à remettre en page d’accueil le prévisionniste Allan Lichtman qui donnait encore, voici quelques semaines, Trump gagnant. Mais les médias russes internationaux n’y croient plus. La dernière révélation de WikiLeaks, sur le roi du Maroc et la Fondation Clinton a fait un flop. La Chambre de commerce américaine se concentre désormais sur les républicains en mesure de remporter des sièges et les fonds républicains pour le Sénat et la Chambre financent des clips pour les candidats locaux, actant la probable défaite de The Donald. #Etats-Unis