La mesure la plus ahurissante de Donald Trump n'est plus à trouver dans ses propositions de mesures qu'il prendra dans les cent premiers jours de son accession à la Maison Blanche. Y figure pourtant son intention de poursuivre en justice les femmes le déclarant dragueur-tripatouilleur impénitent, dont une ancienne reine du porno, la onzième à monter au créneau en déclarant qu'il lui avait proposé une forte somme pour partager sa couche. Non. Nous y reviendrons par ailleurs, mais le summum de la provocation avait auparavant été atteint. Les Trump Universities, qui font l'objet de multiples plaintes pour escroqueries diverses, et d'une instruction dans l'État de New York, avaient délivré, voici un semestre, 4 500 diplômes plus ou moins bidon à des étudiants ayant suivi des cours en ligne. Et voilà que resurgissent les diplômes reçus par Sarah Palin, l'égérie du mouvement Tea Party. D'un seul coup d'un seul, un Trump University lui a décerné un doctorat de modeuse pour avoir « la classe parfaite », un mastère en... neurochirurgie (pour décerveler l'électorat) et un doctorat honoris causa en... sciences de l'Environnement et changement climatique. Elle avait alors remercié en incitant à faire du buzz et du bouche-à-oreille pour The Donald.

Une patente provocation

Décerner un diplôme, même honoraire, à #Sarah Palin pour ses tenues vestimentaires et son élocution accumulant les impairs de langage peut sembler farce. Tout comme en faire une neurochirurgienne : elle a mis cinq ans pour obtenir un tout petit diplôme de bachelière (obtenu le plus souvent en trois ans) en communication de l'université d'Idaho (loin d'être la mieux cotée). C'est sa renommée de journaliste sportive qui lui a permis d'être gouverneure de l'Alaska (moins de trois ans). Mais lui accorder la moindre compétence en changement climatique était une patente provocation : elle a critiqué vertement tous les scientifiques dénonçant le réchauffement climatique, soutient l'exploitation intensive du gaz de schiste, s'est prononcé contre des projets d'oléoducs que, sous la pression, Barack Obama a condamné. Et que préconise Trump à présent si ce n'est l'exploitation intensive des énergies fossiles, la dénonciation de l'accord de Paris sur le changement climatique, et d'autres mesures de relance industrielle en limitant au strict minimum les contrôles environnementaux. D'où le retour dans l'actualité américaine de ces nominations bouffonnes remontant à un semestre et qui n'avaient, à l'époque, que peu provoqué de commentaires. Celle qui fut pressentie pour devenir la vice-présidente du candidat républicain McCain soutient Donald Trump sans jamais ne serait-ce que ciller tandis que John McCain a désavoué Trump, notamment sur sa dénonciation de présumés trucages électoraux. L'affaire des diplômes est aussi déterrée en raison de la toute dernière gaffe de Sarah Palin. Elle a publié une photo d'elle avec Ben Carson (un véritable, lui, neurochirurgien, ex-candidat aux primaires républicaines et depuis soutien de Trump) en le faisant passer pour Malik Obama (qui figure sur la photo, mais très peu reconnaissable). Malik Obama, demi-frère de Barack, natif du Kenya, s'est chaudement déclaré pour Donald Trump et surtout contre son demi-frère. Malik Obama est un admirateur avoué du Hamas et s'est décrété ami du défunt dictateur libyen, Khadafi. La doctoresse et docteure choisit mal ses fréquentations. #Donal Trump #Etats-Unis