Qu’il s’agisse de Nancy O’Dell, animatrice de l’émission Entertainment Tonight ou d’une autre, peu importe. Bravo quand même pour la révélation de la page six du New York Post qui avait retrouvé les photos de l’actuelle Madame Trump, Melania, en le plus simple appareil et en scène de triolisme. Bravo aussi au Daily Mail qui donne le verbatim de l’affaire, soit un enregistrement de 2005. Si vous lisez l’anglais, et son argot salace, allez voir, c’est du niveau d’une salle de garde lors du bizutage des nouvelles internes. Glissons.

Gêné, le neveu de G. H. W. Bush

Les protagonistes sont le jeune Billy Bush, neveu d’un ex-président américain, Arianne Zucker, aussi de l’émission Access Hollywood, et The Donald qui y participe aussi. Nous sommes en 2005, Trump vient d’épouser Melania. Mais une femme mariée l’attire. Il y va carrément, se prend un râteau. Mais pour Trump, y aller franc du collier, comme il l’explique au jeune Bush, c’est embrasser de force, mettre la main au pubis direct, trousser sur un coin de bureau. Quand Arianne Zucker arrive, il la drague et n’est pas loin de proposer un « truc à trois ». Tout cela est ponctué d’explétifs du genre « moi, moi, moi », de termes explicites, et d’une explication simple : connu, riche, avec les gonzesses, il peut tout se permettre. Bref, Trump, c’est Gros Dégueulasse de Reiser mâtiné du Beauf de Cabu. Car il ne se démonte pas. C’est un vieux truc, passons à autre chose. Sauf que c’est très embarrassant pour le très lisse Billy Bush, qui s’est fait incendier. Pour Trump… J’vous dis ça, j’vous dis rien, c’est le tollé général, à croire qu’il serait devenu encore plus infréquentable pour les Wasps, républicains, démocrates, autres, et je ne vous parle pas du gratin de la Mayflower Society, chapitre de Boston, de celle des Cincinnati (en gros, la classe moyenne supérieure blanche et ce qui passe pour la très vieille aristocratie). Billy présente ses excuses les plus plates alors qu’il n’en a fait que le centième du Donald qui prend cela par-dessus la jambe et se contente du minimum (« C’est vieux, j’étais jeune, moins mature… Désolé les filles »). Maladroit.

Hillary Clinton offusquée

#Hillary Clinton est horrifiée, scandalisée, et est très, très loin d’être la seule s’il faut en croire toute la presse anglophone qui rapporte des réactions de personnalités républicaines ou autres voulant que l’odieux Donald ne les approche plus. Trump s’enferre alors et rétorque que lui et Bill Clinton s’en racontaient de largement pires sur le green (ensuite, une petite au bout, et c’est fini en cinq minutes, douche incluse ?). En gros soudard, The Donald est un ultra-récidiviste. Mais, là, c’est trop. Et celles ou ceux des républicains en vue qui disaient voter Trump mais n’allaient pas le faire proclament que tout est fini entre eux. Un sénateur propose même de déclencher la procédure de remplacement du candidat illico (ce qui est impossible à ce stade). Les républicains (hommes) se sentent obligés d’en rajouter dans la réprobation, et ces dames les prient d'en rajouter..

Repoussé, il se venge

Selon The Daily Beast et TMZ, The Donald, vexé, aurait essayé de ne plus embaucher la présentatrice O'Dell pour couvrir son concours de reines de beauté (Miss USA 2007). C’est, cette fois, tu les ouvres, ou tu te casses. Au prétexte qu’elle était enceinte et que cela se voyait. Mais elle avait un contrat avec NBC et était indéboulonnable. Le coéquipier de Trump dans la course, Mike Pence (vice-pdt si élu), et surtout Karen Pence, de stricts évangélistes pudibonds, fuient les journalistes pour ne pas avoir à commenter. Le second face-à-face avec Hillary Clinton, ce sera ce dimanche soir à Saint Louis. Si le fantôme de Blanche de Castille lui sabote son micro en cette bonne ville, The Donald s’abstiendra peut-être de l’insulter, mais ce n’est pas sûr. #Etats-Unis #Donald Trump