« À bon chat, bon rat » et « à bonne souche, bon #Scion ». En français, « scion » revêt divers sens en botanique et un dérivé « végétal », celui d’une baguette pour fesser les chenapans. Le terme provient du picard, fut repris en parler normand, et transposé en Angleterre il prit aussi le sens de descendant d’une branche de notables (cette métaphore reste rarissime en littérature historique française). Ce fut aussi, en Amérique du Nord, une sous-marque de Toyota, abandonnée en février dernier. Alors que Eric, Ivanka et Donald Trump Jr se sont largement servi du patronyme paternel pour faire des affaires, ce nom a fortement perdu de sa valeur. Les spécialistes de la mercatique évaluent tout et « Trump », après les fantaisies sexuelles et politiques du candidat républicain, subit une nette décote. Pas seulement parce qu’il avait été valorisé par la victoire de #Donald Trump aux primaires, mais en rapport avec sa valeur antérieure. Selon les secteurs (vidéo, immobilier, golfs, hôtellerie), la chute serait de l’ordre de six points à… deux chiffres (pour les hôtels). Eh oui, cela reste posh, mais plus vraiment « classe », y compris pour les nouveaux riches. Loger dans un hôtel Trump séduit moins : 29 % de nuitées envolées sur six mois. D’où la prudence des scions Trump qui lancent une chaîne hôtelière Scion visant une clientèle jeune. Rassurez-vous, avec une telle appellation, les dortoirs, s’il en est, seront mieux équipés que ceux des hostels ou hostals ou auberges de jeunesse. Ces hôtels seront des 2-3 étoiles mieux situés que certains motels de bonne catégorie. Exit « Trump » en façade, en papeterie, &c., and welcome to the Scion’s hosts. Eh oui, The Donald a scié sa marque… On ne sait trop si le boycott du prêt-à-porter Ivanka Trump affecte fortement ou non les ventes, mais la TrumpLand se fait des cheveux.

Futur patron de presse

Donald Trump n’a pas démenti que son beau-fils et lui-même envisageaient de lancer une chaîne de télévision et que le candidat président se destine à devenir patron de presse. En attendant, le candidat tente d’attirer les journalistes dans ses hôtels et golfs et rentabilise ses équipements avec les dons des donateurs de sa campagne. Il doit pressentir que son nom est désormais tainted (entaché) auprès d’une clientèle de luxe (la bonne société de NYC l’a hué au cours d’un gala caritatif), mais il s’accroche. Trump n’est plus associé avec luxe, prestige, glamour ? Eh, il prendra des parts de marché à Fox News. Entretemps, ce jour, il a inauguré un nouvel hôtel Trump à Washington D.C., (l’ancienne poste au coin de la 12e et de l’avenue Pensylvania qui mène à la maison blanche). Comptez 500 € la nuitée. Loin de là, sur le Hollywood Walk of Fame, son étoile a été vandalisée à coups de masse (il l’avait obtenu pour son rôle dans l’émission de télé-réalité The Apprentice). Il a encore fait parler de lui en laissant un assistant menacer la journaliste Megyn Kelly, de Fox News, de se faire virer après le 8 novembre. Elle avait, mardi soir, un peu trop bousculé Newt Gringrich, porte-parole de Trump à l’occasion. Lui, Trump, s’en est pris aux dirigeants du parti républicain qui lui dénient leur soutien. Comme la presse, ils font partie du complot pour lui voler sa victoire, qui aurait été largement assurée sans le trucage de l’élection, la haine des médias et de l’establishment. Breitbart News, dont le propriétaire dirige son équipe de campagne, en rajoute lourdement. C’est ennuyeux pour les candidats sénateurs ou gouverneurs républicains, mais il n’en a cure. Le capitaine-candidat coulera, mais avec nombre de membres de l’équipage républicain. Vanity Fair ne lui accorde plus que 5 % de chances de l’emporter à J-18. « J’ai toujours transformé un ratage en succès », avait déclaré Trump. Ah bon ? Il a déjà envisagé sa défaite, mais il peinera à en faire un succès financier et commercial. Des procès l'attendent, la Trump University ne fait plus recette, il passe pour un repoussoir. #Trump Hotels