#Donald Trump a tapé dans les fonds recueillis auprès des donateurs de sa fondation caritative pour couvrir ses menus plaisirs ou influencer des décideurs en faveur de The Donald, homme d’affaires parfois douteuses (ainsi de la Trump University). Mais alors que sa campagne s’intensifie sans grande chance de succès, en dépit de trois haltes électorales quotidiennes, Donald Trump semble songer à la suite hors de la Maison Blanche. Ses fonds de campagne, provenant essentiellement de petits donateurs car les plus importants d’entre les financiers du parti républicain le boudent, parfois au profit des candidats sénateurs ou gouverneurs, sont souvent détournés à son profit personnel.

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Il est à présent soupçonné de fraude à l’assurance : sa propriété de Mar-a-Largo (Palm Beach) avait subi de légers dommages, il aurait réussi à obtenir une très forte indemnité. Une propriété qu’il se loue à lui-même pour organiser des réunions électorales à un coût dix fois supérieur à la location d’un autre local. Son Air Force Trump One, un Boeing 757 luxueusement aménagé, est aussi loué au prix fort avec l’argent des donateurs. Et il multiplie les rotations, les traversées du continent, histoire de rentrer de Californie à la Trump Tower (où il se loue des bureaux à 170 000 $/mois) à NYC et repartir le lendemain en Californie. Mais là, son dernier coup confine à la mesquinerie, car il ne lui rapporte que 300 000 petits dollars. Il a fait acheter à son éditeur, Random House, 17 000 exemplaires de son livre sorti en 1987.

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Le livre, The Art of the Deal, est vendu 22 $ mais en vente directe, dédicacé, c’est au minimum 184 $. C’est le Trump Make America Great Again Committee qui a réglé la facture. Soit indirectement aussi le Republican National Committee, qui concentre à présent ses fonds pour favoriser des élections sénatoriales. Gains estimés, outre celui des ventes directes, près de 70 000 $ (à partager avec son nègre).

Partouzes avec des mineures

Des candidats républicains menacent de poursuivre les démocrates qui diffusent des clips de campagne associant leur nom à celui de Donald Trump. Parfois, il s’agit de montages photographiques les présentant aux côtés du candidat honni. Leurs avocats soutiennent qu’il s’agit de diffamation : non, ils n’auraient jamais soutenu la candidature Trump. Le sparadrap Trump-Haddock leur colle aux doigts. Hier, Trump a lancé une émission d’informations télévisées, le Live Nightly News Show. Un ballon d’essai pour la suite : devenir patron de presse.

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Non, ce n’est pas déjà Trump TV, mais son gendre, Jared Kushner, l’époux d’Invanka Trump, est aux manettes pour la créer, ont rapporté le Financial Times et le New York Times. Sa chaîne louerait des studios dans la Trump Tower. Roger Ailes, un ancien de Fox News, pourrait devenir redchef. Pour ne rien arranger, deux fêtards des années 1990 ont détaillé au Daily Beast l’ambiance partouzeuse des sauteries de Trump. De très jeunes modèles étaient offertes aux clients potentiels, qui se les repassaient, en compagnies d’acteurs comme Leonardo DiCaprio. Les lignes de neige, de cocaïne, étaient partout. « Franchement désolé, Ivanka (…) votre papa n’est pas un chien, c’est un porc », résume Michael Gross sur The Daily Beast. À part devoir fumer sur les balcons, tout était permis en compagnies de jeunes et jolies mineures. Le prêt-à-porter de la marque Ivanka Trump est désormais boycotté ainsi que divers magasins le diffusant. Trump était alors marié avec Marla Maples, qui a boudé des invitations à assister aux débats Trump-Clinton, alléguant sa présence à des galas de charité. Comme l’a résumé l’un des participants à ces #orgies « beaucoup de filles de 14 ans en paraissent 24 ». De son côté, l’équipe de Trump laisse entendre qu’elle détiendrait une sex tape de Bill Clinton. Trop peu, trop tard en regard des parties fines du Donald ? On attend un nième démenti du Donald... #Marla Maples