#Israël suspend sa #coopération avec l'#Unesco. Dans une lettre publiée sur Twitter et adressée à la directrice de l'Unesco, le ministre israélien de l'Éducation dénonce des votes "ignorant le lien historique millénaire entre les juifs et Jérusalem". Plus grave, il accuse l'organisation internationale d'ainsi soutenir le terrorisme islamiste. En conséquence, il annonce la suspension de toutes les activités professionnelles de la commission israélienne avec cette institution.

Jérusalem-Est, un enjeu symbolique du conflit israélo-palestinien

Ce jeudi 13 octobre, deux résolutions ont été approuvées par l'institution onusienne visant à protéger le patrimoine culturel palestinien de Jérusalem-Est, une zone à majorité arabe, militairement occupée par Israël.

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La distinction de ce patrimoine, à la demande de la Palestine, est vécu comme un véritable affront par Israël qui se sent dépossédé d'une partie de son Histoire. Ainsi, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a dénoncé un "théâtre de l’absurde qui continue à l’Unesco", et une "décision délirante qui dit que le peuple d’Israël n’a aucun lien avec le mont du Temple et le mur des Lamentations.” De son côté, le délégué palestinien à l’Unesco, Mounir Anastas, conteste les critiques d’Israël. Il affirme au contraire que le troisième paragraphe de la décision reconnaît l’importance historique de la vieille ville de Jérusalem pour les trois religions monothéistes.

L'Unesco, nouveau champ de bataille diplomatique

L'admission de la Palestine à l'Unesco en 2011 avait déjà provoqué l'arrêt par Israël et les États-Unis du versement de leur contribution financière à l'organisation internationale.

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En conséquence, les deux pays avaient perdu en 2013 leur droit de vote à la Conférence générale de l’Unesco qui vote le budget et établit le programme de l’organisation. Malgré l'opposition de six pays à la rédaction de ces décisions (États-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas, Lituanie et Estonie), ils n'ont pu en obtenir qu'une version édulcorée qui a été approuvée par 24 voix contre 6 (et 26 abstentions). Pour être définitivement validés, ces deux textes devront cependant être soumis au vote du Conseil exécutif, mardi prochain. Rien n'est donc totalement joué d'ici là.