Aujourd'hui, la justice britannique, représentée par l'Investigatory Power Tribunal, a condamné ses services de #renseignements pour cause de collecte de données illicite. En effet, pendant plus de 10 ans, ces services ont espionné les communications des citoyens #anglais au travers de leurs e-mails ; conversations téléphoniques ; historique du navigateur ou encore via leurs SMS. Par conséquent, l’ONG Privacy International a décidé de porter plainte contre les trois agences de renseignements en 2014. Deux ans plus tard, nous en savons plus sur les pratiques secrètes du renseignement anglais. Effectivement, c’est dans un dossier de 70 pages que l’Investigatory Power Tribunal, le tribunal traitant seulement les affaires en rapport avec les services de sécurité, explique la faute des agences de renseignements anglaises qui ont collecté et sauvegardé les données de plusieurs millions de citoyens anglais dans leur base de données.

Une victoire pour les défenseurs des droits

La réponse du GCHQ fut rapide en indiquant que la grande majorité des citoyens ne représentent aucun « intérêt pour le renseignement » mais malgré cela leurs informations sont quand même sauvegardées. Au final, quels peuvent être les effets de cette condamnation ? En vérité, les conséquences sont plutôt minimes pour les services de renseignements. En effet, car le Tribunal condamne seulement l’espionnage et le fait que c'était secret mais n’a pas demandé l’arrêt de cette activité, ni la destruction de toutes ces données récoltées durant ces dix années. Donc, cela va permettre au #MI5, au MI6 et au CGHQ de continuer leurs écoutes et de récolter encore plus de données sur les citoyens anglais. Cependant, cette affaire remet sur le devant de la scène l'éternel débat sur la surveillance étatique qui a éclaté en 2013 avec les annonces de Snowden sur la collecte de masse de l’Etat. Cette condamnation sonne comme une victoire surtout lorsque le parlement britannique essaie de proposer une nouvelle loi sur la surveillance des internautes du pays. De plus, l’ancien employé de la CIA a félicité le tribunal du verdict final avec un petit tweet : "Les critiques disaient que révéler l’étendue de la surveillance américaine était injustifiable. Aujourd'hui, les tribunaux britanniques ont jugé que ces révélations ont mis fin à dix années de violation des droits de l’homme".