Fort de sa capacité à pouvoir transmettre et a émettre ses idéaux, le SLAM, par sa candeur et son vis-à-vis, prend peu à peu place de manière succincte dans notre société actuelle. Les acteurs et les auteurs de cette discipline si particulière de la littérature, se voient drainer en eux une responsabilité au-delà des mots face à une nouvelle dynamique politique. Le collectif 237 paroles, et certains de ses membres à l’instar d’Hugues Tchoumegni, ont essayé de réinventer la poésie en s’arrimant simultanément au SUFC (Stand Up for Cameroon).  Ce mouvement politique lancé depuis plus de 6 mois par le CPP (Cameroon People’s Party) de la présidente Edith Kah Walla, se voit accueillir de jour en jour de nombreux membres venant de tout horizons. Poète dans l’âme, ce jeune camerounais nous présente ses objectifs autour de sa passion.

Le SLAM pour revendiquer cède à une nouvelle vision

237 paroles, est un collectif mit sur pied depuis 2012 dans le but de fédérer les énergies des slameurs présents dans les 10 régions du #Cameroun. Actuellement présents dans la ville de Yaoundé au Musée La Blackitude (tous les samedis à partir de 16 heures précises), et via quelques partenaires de Douala (association Entre 2 VERS) et Ebolowa (Albatros Ecclésiastique), le slam nous édifie de son art en s’impliquant dans les causes sociales ou l’intérêt de la personne y est construite en permanence. La #Transition Politique étant l’un des nombreux challenges que se sont fixés le SUFC, le SLAM et quelques acteurs de cet embrasement de paroles lues, émises ou chantées, se sont naturellement soumis à ces nouveaux combats citoyens. Hugues Tchoumegni [responsable partenariats, développement et communication 237 Paroles], s’exprime librement en espérant qu’une prochaine transition politique au Cameroun pourrait être une excellente chose dans la mesure où cela nous permettrait de faire le point sur la constitution et les lois régissant le processus électoral, et également la vie des citoyens camerounais, notamment leur participation à la prise de décisions.

La poésie implique dorénavant le devoir citoyen dans ses textes

Faire de la politique n’est point une tare ou une obligation. Donner son avis résulte de beaucoup de tact et d’engagement face aux nouveaux défis qui se préparent (prochaines échéances politiques au Cameroun). La jeunesse étant le poumon de ces revendications, s’implique gracieusement à sa manière, en passant par de nombreux canaux dont la poésie qui renvoie indéniablement au SLAM. Cette discipline autrefois cataloguée de redondante, s’est même dernièrement vue discernée un prix Nobel de littérature 2016 (une grande première dans le monde) en la personne de Bob Dylan (poète engagé et artiste musicien qui aura créé de nombreux courants littéraire avec ses textes profonds et engagés, grâce à sa musique). Toujours dans cette même visée, le slameur qu’on surnomme habituellement Hugo, continu en mettant en lumière l’importance de cette transition qui selon lui "pourrait constituer un cadre propice d’échanges et de négociations en vue d’un bien commun". Le slam pour ce jeune poète, est pure en mode spectaculaire, de ce fait, cet art peut égayer les esprits, ranimer les consciences et fédérer positivement les énergies citoyennes dans la mesure où son but ultime, est la production de spectacles esthétiques et éducatifs au Cameroun et ailleurs. C’est ainsi que le vendredi 7 Octobre 2016 à la librairie des peuples noirs de Tsinga et le Samedi 8 Octobre 2016 a Akometam village de l’écrivain engagé par excellence Mongo Beti, le collectif 237 paroles et la SAMBE (société des amis de Mongo Beti), ont célébré la commémoration des 15 ans de la disparition de cet illustre personnage de la scène camerounaise et africaine. Désormais le SLAM ne se glorifiera point, mais imposera son idéal face à ces nouveaux défis socio-culturels ou politiques. #International