La tragique mort d’un poissonnier écrasé sous une benne à ordures, vendredi  28 octobre,  a provoqué de nombreuses manifestations dans plusieurs villes du royaum , ainsi qu’une indignation populaire sur les réseaux sociaux. Selon des quotidiens marocains, le vendeur de poisson essayait de récupérer sa marchandise confisquée par la police avant d’être écrasé par une benne à ordures à Al hoceima, une localité située au nord du pays.

La vague de manifestations survenue dimanche est organisée par les militants du Mouvement du 20 février, qui  sont déjà sortis dans les rues de villes marocaines  en 2011 lors du printemps Arabe, sous le slogan « hogra » qui veut dire l’injustice dans l’argot populaire marocain.

Réaction du pouvoir : l’appel au calme en pleine tempête

Le roi Mohammed VI a vite réagi à cette protestation en appelant au calme et a ordonné à son ministre de l’Intérieur de se rendre personnellement chez la famille du poissonnier pour présenter des condoléances.

Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances de l’incident, selon les propos  du ministre de l’Intérieur marocain Mohammed Hassad. Il a déclaré qu’ aucun responsable, «  policiers ou autre »,  n’a le droit de réagir sous l’effet de la colère et sans respecter le droit des gens.

#Mouhcine  Fikiri aura reçu un grandiose hommage lors de ses funérailles dans sa localité natale où des milliers de personne ont  scandé son nom et dénoncé l’injustice.

Un abus de pouvoir , les militants accusent la police d’assassinat  

Les militants du Mouvement du 20 février affirment qu’il n’y a jamais eu autant de monde dans la rue depuis février 2011 dans la région du Rif, à Rabat et Casablanca, et accusent  le pouvoir et le gouvernement représentés  par les forces de police d’abus de pouvoir et d’assassinat.  Ils scandaient lors de ces manifestations le slogan : Mouhcin a été assassiné. 

L’affaire est une polémique dans le royaume chérifien où les violences policières sont très fréquentes et souvent arbitraires. Serions-nous sur le point d'assister à un printemps en plein automne ? #Maroc