Après Bruxelles, Paris, c'est à la Haye que les membres de l'Action Solidaire 'Pour Marafa' ont décidé de poser leurs valises le dimanche 16 octobre dernier de 14h30 à 16h30, devant l’ambassade du #Cameroun à La Haye, au numéro 14 de la Rue Amalia ( Amaliastraat). Cette manifestation faisait suite à un appel des membres de #ASMA afin de protester contre la condamnation et l'incarcération "injuste" de #Marafa Hamidou Yaya, prisonnier politique au Cameroun. Arrivés devant les locaux abritant les services de l'ambassade du Cameroun à la Haye aux environs de 14h30, les manifestants commencent par chanter l'hymne national du Cameroun, sous le regard curieux des passants qui n'ont jamais vécu une telle scène dans une rue peu fréquentée et calme, disent-ils. La scène inhabituelle ne cesse d’attirer l’attention des passants qui pour certains, s’activent sur leur smartphone pour immortaliser le moment le long des murs du bâtiment de l'ambassade du Cameroun à la Haye. Cette ambassade se transforme alors en un lieu touristique.

Sur ces tracts, on peut lire "4 années d'injustice ça suffit", "Paul Biya libère Marafa maintenant". Une grande banderole du Comité de Libération des Prisonniers Politiques longe l'entrée de ladite ambassade sur laquelle on peut lire : "Mobilisons nous contre les atteintes aux droits civils et politiques au Cameroun". Cette scène inhabituelle a trouvé un écho favorable auprès du voisinage au point que les Hollandais se trouvant à la terrasse d'un café situé non loin de l’ambassade du Cameroun, ont presque abandonné leur verre pour venir rejoindre ceux déjà présents sur les lieux afin de s’enquérir des raisons de la manifestation. Plusieurs passants n'ont pas hésité à descendre de leur véhicule pour immortaliser la scène.

Plusieurs visiteurs s’interrogent sur le contenu des tracts…

Dans ce contexte, la manifestation devant l’ambassade du Cameroun à La Haye apparaît comme une tentative désespérée de faire entendre la voix d'un peuple abusé. "Si Paul Biya ne donne pas des signes d’apaisement en libérant ses prisonniers politiques, notamment Marafa Hamidou Yaya, ces manifestations au sein de la diaspora camerounaise vont se poursuivre avec, pour prochaines cibles, les ambassades et les résidences privées des différents plénipotentiaires camerounais à l'étranger", prévient Fabrice Njayou, porte parole de l'association Action Solidaire pour Marafa. Pour les organisateurs et pour les manifestants, c'est "un acte d’ingratitude de la part des autorités de Yaoundé, une atteinte grave aux droits de l’Homme et un mépris vis-à-vis des citoyens camerounais soucieux de l'avenir de leur pays". Toujours ce dimanche 28 août, les membres de cette association ont convergé vers le siège de la Cour Pénale Internationale pour y déverser leur mécontentement au sujet de la politique exclusive de monsieur Paul Biya au Cameroun. Il faut souligner, selon les organisateurs, que cette action s'inscrit dans le cadre des activités de terrain relatives au rappel au chef de l'Etat camerounais d'appliquer l'avis de l'ONU, les appels à la libération de Marafa formulés par le département d'Etat Américain, l'Internationale Socialiste, et les Amis de Marafa de part le monde.

"Des manifestations similaires sont prévues aux quatre coins du monde à l'initiative de l'ASMA et plusieurs autres associations solidaires à la cause, jusqu'à ce que le prisonnier politique Marafa, injustement accusé et injustement condamné, soit libéré", conclut Fabrice Njayou.