Et, soudain, nous voila à deux doigts de défendre celui que nous considérons, depuis de longs mois, comme l'une des plus grandes menaces pour le monde. De notre petite et vieille France, le seul fait que les Américains puissent placer à leur tête #Donald Trump donne des frissons. Pas sûr que certains "ricains" ne rigolent pas en constatant qu'en France une adoratrice de Jeanne d'Arc fait trembler la République. Si nous nous surprenons à avoir un début de sympathie pour Donald Trump, qui, heureusement, en restera au stade des préliminaires, ce n'est bien sûr pas pour ses nouveaux propos. Nouveaux... vieux propos remontant à 2005 et révélés vendredi 7 octobre 2016 par les médias, Washington Post et NBC News. L'homme qui incarne déjà le pouvoir est enregistré à son insu alors qu'il explique être attiré par les belles femmes, attiré comme un aimant et, surtout, qu'il les embrasse d'emblée ! La conversation est considérée comme privée, nul ne semble affirmer le contraire. Trump explique que ce sont des "plaisanteries de vestiaire" mais ses adversaires ont bien compris que tout ce qui touche l'image de la femme peut mettre à "mâle" ses plus beaux discours. Au point d'amener Donald Trump à faire de très plates excuses ce qui, avouons-le, n'est pas sa qualité première.

Donald Trump victime de la méthode Patrick Buisson... Elise Lucet ! 

Donald Trump, séducteur "compulsif" nous ne défendrons pas. Ni celui de 2005, ni celui de 2016. Pourtant, les méthodes employées par beaucoup modifient aujourd'hui les rapports humains. On a suffisamment condamné les méthodes de l'ex-URSS pour se poser des questions. Sommes-nous entrés dans l'ère du micro baladeur ? De plus en plus petit, de plus en plus efficace, de plus en plus utilisé, et qui, un jour, amènera sinon à l'autisme, du moins à des conversations aseptisées. Le brûlot de Patrick Buisson, ex collaborateur de Nicolas Sarkozy, envers son ancien patron en est une preuve. Une parmi tant d'autres. Que pensez aussi de ces médias qui pratiquent la caméra cachée pour des sujets de plus en plus légers quand les journalistes, les "vrais" les exhibent fièrement en zone de guerre ? Elise Lucet est-elle crédible en pitbull de l'info pour une chaîne publique, France 2, en laissant tourner sa caméra pour piéger ses interlocuteurs ? Un jour, c'est le métier de journaliste qui disparaitra ou qui se transformera.Non seulement les cartes de presse seront épluchées mais, en plus, les professionnels seront fouillés. Parce que ces mêmes médias publient, diffusent les moindres documents "livrés" à leur rédaction, les moindres mails en copie cachée, les moindres "sons" issus de conversations entre amis, la presse se met en danger. Bientôt, plus personne ne parlera.  Comment être sûr de ne pas se faire avoir par son meilleur ami, cinq, dix, vingt ans plus tard?

Un brouilleur dans chaque poche de Trump ?

Chacun se baladera alors avec un brouilleur dans la poche venant brouiller... celui de son interlocuteur. Ces publications de révélations secrètes, de documents "interdits", de confidences sous l'oreiller, de notes "secret défense"... sentent comme une odeur de périodes troubles. Celles où l'on ne vendait pas que des documents. Donald Trump accuse le coup aujourd'hui pour ses propos sexistes, dégradants pour les femmes et c'est une très bonne nouvelle. Les méthodes, elles, ne sont pas les meilleures. Et comment ne pas sourire en entendant Hilary Clinton, la candidate démocrate, s'engouffrer dans cette brèche elle qui sait, plus que quiconque, combien les hommes de pouvoir ne se comportent pas toujours de manière exemplaire. Heureusement sans se faire prendre toujours par un micro et, surtout une caméra cachée! #Sexisme #Élections