Les états-membres de l'#Union Européenne pourraient discuter de nouvelles sanctions contre la #Russie en raison de sa participation à la détérioration de la situation en #Syrie, communique The Wall Street Journal se référant à ses sources diplomatiques. Cette question sera probablement présente à l'agenda de la prochaine réunion des ministres des affaires étrangères de l'UE qui aura lieu le 17 octobre. Selon différentes sources d'informations, les nouvelles sanctions vont concerner de 12 à 20 officiels russes, pour lesquels l'entrée sur le territoire de l'UE serait interdite.

Une crise diplomatique face à la Syrie

Pourtant, il ne s'agit pas encore de dispositions formelles à Bruxelles et à Washington à propos de la nouvelle liste, mais les diplomates européens et américains discutent quelques paramètres possibles.

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Cette crise diplomatique entre la Russie et l'Occident a débuté à la suite d'une attaque d'un convoi humanitaire près de la ville d'Alep, sur les territoires contrôlés par l'opposition armée syrienne. La coalition internationale menée par les Etats-Unis accuse la Russie et le gouvernement de Bachar el-Assad de ce bombardement qui aggrave la situation en Syrie. Moscou et Damas refusent les accusations. 

Après cette attaque contre le convoi humanitaire, le refroidissement diplomatique entre la Russie et l'Occident affecte de nouveau plusieurs niveaux de la coopération entre les parties. Notamment, les Etats-Unis ont décidé d'arrêter les négociations avec Moscou sur la Syrie. En même temps, la Russie a refusé d'exécuter l'accord de 2000 avec Washington sur la destruction du plutonium militaire en accusant les Etats-Unis de changer la situation dans le domaine de la stabilité stratégique et d'augmenter sa présence militaire en Europe de l'Est.

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Le président russe Vladimir Poutine a affirmé que Moscou ne revient à l'accord qu'en cas d'annulation des sanctions contre son pays. En outre, Poutine a annulé sa visite en France, prévue initialement le 19 octobre prochain, après les mots de son homologue français François Hollande sur ce qu'il hésite à propos de l'utilité de cette visite. A son tour, c'était la réaction du président français au veto russe à la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU, proposée par Paris, sur un cessez-de-feu à Alep.

Une éventuelle discussion des nouvelles sanctions contre la Russie par les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne remplit cette logique de confrontation diplomatique.