Chelsea Clinton est suspectée, sans preuve, d’avoir fait financer sa cérémonie de mariage par la Fondation Clinton. Contrairement à Melania et Ivanka Trump, elle mouille son chemisier à la veille du jour de l’élection. Faute d’avoir grand’ chose à dire hormis que les Obama sont magnifiques et sa maman la femme de la situation, elle a accusé Trump d’encourager les harceleurs à s’en prendre à des têtes de turc dans les écoles et les colleges. La maman se produit auprès d’un chef cuisinier de Top Chef qui confie qu’elle lui avait recommandé de s’approvisionner auprès des petits producteurs de l’État de New York. Bref, la campagne s’essouffle. En face, alors que Barack Obama avait repris l’info de la surprenante absence de tweets de Donald Trump depuis deux jours, en l’attribuant à la censure de l’équipe de campagne du républicain qui s’est mis aux manettes pour combler le vide, cette dernière a opposé un formel démenti.

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Les faits sont là : Trump avait l’habitude de s’exprimer à toute heure, d’en balancer de très lourdes, et il n’adresse plus que des remerciements à qui assiste à ses réunions. C’est ‘’merci Sarasota, merci Virginia, Pennsylvania, Michigan, Reno, Tampa…’’. Sa dernière intervention personnelle remonte au 4 dernier. Sur le terrain, c’est différent, il incite toujours à l’élire pour ‘’tarir la mare’’ (de corruption) à Washington, soulevant des salves de ‘’lock her up’’ (Hillary en prison). En coulisses, des incidents de bourrage des urnes par les partisans du candidat commencent à s’amonceler. Après tout, puisqu’il dit que l’élection est truquée, autant prendre des contremesures, faire voter un défunt, voter deux fois, &c. La fraude, auparavant, c’était environ 30 bulletins sur un million (chiffres 2014).

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Elle restera marginale mais devrait faire un net bond en avant. En revanche, on n’avait jamais vu les républicains s’acharner autant à tenter de limiter l’accès aux urnes des minorités, des jeunes, des pauvres, que les démocrates cherchent traditionnellement à inciter à aller voter. Faute de chaud-bouillant, on récapitule. Par exemple en remarquant que les chaînes et les journaux ont consacré plus de trois plus de temps ou de colonnes à l’affaire des courriels d’Hillary Clinton qu’à l’ensemble des sujets de politique générale ou sociétaux évoqués par les candidats. Hors cette brûlante question, Trump a nettement fait davantage de pages unes que Clinton, sauf dans le New York Times (deux points d’écart pour Clinton). Les chances de Trump s’amenuisant, les bookmakers constatent son recul et le dollar grimpe de nouveau. Les deux se sont combattus jusqu’au bout, jusqu’à 23 heures pour Trump, dans le Michigan, peu avant minuit pour Clinton, en Caroline du Nord. La nuit prochaine, celle des annonces de résultats, sera aussi très, très longue.

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‘’Française’’ contre ‘’Allemand’’

Comme tout a déjà été archi-vu, hyper-entendu, on meuble comme on peut. Ainsi Le Journal de Montréal relève qu’Hillary Clinton a des ancêtres québécois, des Belleperche et des Couillard, et serait donc lointaine cousine de Madonna, Angelina Jolie et #Céline Dion et même de François Hollande (via Louis X le Hutin et Philippe V le Long, roués très françouais). #Donald Trump, d’ascendance allemande, est tout comme la plupart des Français un descendant de Charlemagne, mais il faudrait remonter à l’inventeur de l’école (si c’est possible) pour nous trouver une parenté commune. Les derniers clips de campagne, placés tard dans la nuit, n’apportent pas plus de nouveauté. Un tiers des électeurs ont déjà voté par anticipation (avantage à Clinton selon les observateurs et les sondeurs), Trump a resserré nationalement son écart, mais insuffisamment. Toutefois, à quatre reprises, le vote des grands électeurs a conduit un président minoritaire à la Maison Blanche (dont George Bush Sr). L’attention se porte sur d’éventuelles réactions violentes d’un électorat de Trump frustré d’une victoire annoncée naturelle, inéluctable, sauf trucage du scrutin. #Etats-Unis