Il n'avait certes pas tout pour plaire, et ses méthodes, une fois arrivé à la tête de #Cuba, étaient contestables. Cependant, Fidel #Castro a marqué l'histoire internationale en étant l'un des premiers dirigeants d'Amérique à refuser l'impérialisme étasunien. Il avait d'ailleurs fait parler de lui en octobre 1962, puisqu'il constituait une menace pour l'hégémonie américaine au sein même du continent.

Un grand nom de la dictature socialiste

Débarquant en libérateur sur son île en 1957, la répression qui a succédé à son arrivée au pouvoir n'a rien à envier à ce qui se passe actuellement en Turquie. Après la purge des anciens policiers de Batista, il s'en est même pris aux communistes pro-soviétiques de son pays. Il avait certes une pensée radicale de gauche, mais il se voulait modéré. C'est pourquoi il s'était défini comme #socialiste. Initialement défavorable à un rapprochement avec l'URSS, il s'y était vu contraint par des marques d'agressivité de son voisin étasunien, comme le débarquement de la Baie des Cochons. Il a violé les droits fondamentaux de l'homme, et c'est ainsi qu'il fut apprécié de son homologue espagnol Franco. Néanmoins, une grande partie de la gauche mondiale s'est reconnue dans son combat, y voyant une des figures les plus charismatiques du socialisme. De sorte que François Hollande est même venu lui rendre visite, il y a plus d'un an, lors d'une visite officielle à Cuba - quitte à choquer l'opposition française.

L'homme qui a coupé les ponts avec les Etats-Unis

Après le débarquement de la Baie des Cochons et la crise de 1962, Fidel Castro n'était que peu apprécié dans le bloc occidental. Il a notamment poussé les Etats-Unis à amplifier leur chasse aux sorcières, persuadés qu'ils étaient entourés de marxistes léninistes. Il était l'allumette qui avait failli déclencher la guerre nucléaire entre les deux blocs. S'en est suivi un long embargo étasunien, illégal du point de vue du droit international. 50 ans de pouvoir ont convaincu Fidel Castro qu'il ne pourrait jamais se réconcilier avec les Etats-Unis. Ce n'est que depuis quelques années que son frère, Raul, esquisse un rapprochement avec ces derniers. Cependant, avec l'arrivée de Trump au pouvoir, les tensions risquent de reprendre de plus belle.