Minoritaires, mais actifs, des républicains laissent entendre qu’ils trouveront le moyen de récuser Hillary Clinton si elle emportait la Maison Blanche. Ils se refusent aussi à se soumettre à la prérogative présidentielle de laisser Obama nommer un magistrat à la Cour suprême. La base de l’électorat de Donald Trump, encouragée par des jusqu’aux-boutistes du GOP, est incitée à prendre les armes. Oui, je sombre dans le sensationnel, mais je prends date. Le spectre d’une sorte de guerre civile, éphémère ou non, n’est plus total fantasme. Faisons comme si ce n’était qu’affabulation de pisse-copie en mal de notoriété et revenons au factuel recoupé.

Publicité
Publicité

Trump a conforté une opinion prévalente préexistante car, selon un sondage à peu près fiable, 60% des Étasuniens n’ont plus confiance dans leur presse. La propagande russe semble plus fiable. Le monde a la mémoire courte. Mais Trump pourra ouvrir des hôtels en Russie. Michelle et Barack Obama mouillent chemises et chemisiers pour Hillary Clinton et ils sont tous deux (surtout Michelle) populaires, mais sauront-ils convaincre ? La presse, qui a fait #Donald Trump, pour faire des ventes, est discréditée et en est presque au point de ne relayer que timidement les dires des Obama pour ne pas paraître vouloir trop défavoriser The Donald. Nous en sommes-là outre-Atlantique et cela se répercutera sur le traitement de Marine Le Pen en France. Car un sondage, encore un, est exploité par la campagne de Trump : 91% des papiers ou émissions lui auraient été hostiles, selon les résultats obtenus par le Media Research Center.

Publicité

Du coup, CNN, MSNBC, le New York Times mettent la pédale douce sur les faits et gestes d’Hillary Clinton et ABC et le Washington Post ont commandité et des sondages donnant Trump très près, ou de très peu devant Hillary Clinton. En France aussi, on traite Nicolas Sarkozy comme la presse allemande, en mal de ventes, avait traité Adolf Hitler : idem avec Trump, on l’a fait, il nous défera. En habits de président ou de concurrent s’il lance sa propre chaîne de télévision… Ce n’est pas nombriliste, c’est juste qu’à quatre jours de l’élection, les réseaux sociaux et la presse ''mineure'' mettent l’accent sur le fait que les médias sont les grands perdants de cette élection présidentielle. C’est peut-être l’effet "aile de papillon" ou un truc viral incontrôlable, ou d’une offensive des petits malins des pays de l’Est qui ont multiplié les sites anglophones favorables à Donald Trump (une centaine à Veles, Macédoine, et des recettes publicitaires colossales pour des sites comme USADailyPolitics).

Publicité

« Pour une poignée de shekels, vous êtes vendus », clamait un fan de Trump lors d’un rally en Floride. Trump a léché le fondement de Netanyahu mais cela lui est resté inaperçu. Nous sommes tous israélites ou francs-maçons, journalistes, donc complotistes (euh, agnostique breton et brièvement en observation dans une obédience).

Un inqualifiable trou du cul

Les Pussy Riot, anti-Poutine, craignent que les États-Unis fassent ‘’l’erreur d’élire un inqualifiable trou du cul (…) il devient ingérable ensuite’’. Tout comme Vladimir Poutine qui ne se connait plus de limites et peut franchir toutes les bornes. Ou Erdogan qui pousse sa presse aux ordres (l’autre est réduite à presque rien depuis le coup d’État raté) à inciter les turcophones des É.-U. à voter Trump. Les Français espèrent un nouveau Pétain, un nouveau Laval, un nouveau Doriot, et tous ces « nouveaux » vont calquer leur discours sur celui d’un Donald Trump, qu’il l’emporte ou non. Même si le New York Observer, dont Jared Kushner, gendre du Donald, mari d’Ivanka, est propriétaire, se refuse à le soutenir, et que seuls six titres mineurs d’outre-Atlantique se sont prononcés pour lui, les lendemains de l’élection seront imprévisibles. Élue ou non, Hillary Clinton risque le sort d’un John F. Kennedy. C’est cela les É.-U. d’après les 8 novembre et 12 décembre (investiture).  Nul besoin d’acheter le #FBI et la National Rifle Association, déjà acquis. #Etats-Unis