Donald Trump est devenu le 45ème Président des États-Unis, ce mercredi 9 novembre 2016, succédant ainsi à Barack Obama, à la Maison Blanche. En attendant son investiture officielle, le 20 janvier prochain, voilà un résumé du programme et des mesures du nouveau Président de la 1ère puissance mondiale. Quelles seront ses premières décisions et avec qui choisira t-il de gouverner ? Des noms ont déjà été évoqués, pour faire partie de son gouvernement. Newt Gingrich pourrait devenir son secrétaire d'état, l'équivalent de notre ministre des Affaires Étrangères. Rudy Giulani, l'ancien maire de New York, pourrait être nommé Procureur Général. Le bruit court également que #Donald Trump Jr, le propre fils du milliardaire américain, pourrait être nommé Ministre des Territoires et des Ressources Naturelles.

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Le programme économique de Donald Trump

Donald Trump envisage une baisse générale des impôts, en mettant en place un taux minimum d'imposition sur les revenus, passant de 39,6% à 33%. Il veut également baisser le taux de l'impôt sur les sociétés, qui passerait de 35% à 15%.Il compte aussi supprimer l'impôt sur les successions. Il voudrait augmenter le salaire minimum, le faisant passer de 7,25 $, actuellement, à 10 $.Mais il mettra cette mesure en place seulement si les États la valident. Donald Trump veut démanteler toutes les instances de tutelle de l'État sur les banques privées. Le nouveau président américain veut mettre en place un plan économique visant à créer 25 millions d'emploi sur une durée de 10 ans, et il table sur une croissance de 4% par an.

Le protectionnisme du nouveau président américain

Mais ce qui inquiète le plus dans le programme de Donald Trump, c'est le protectionnisme dont il se revendique.

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Il est opposé à la présence des États-Unis au sein de l'OMC, l'Organisation Mondiale du Commerce. Il demande une renégociation du Traité de libre échange entre les États-Unis et l'Union Européenne, le TTIP, ou TAFTA, actuellement en cours de négociation. Cela risque de pénaliser grandement la France, étant donné qu'en 2015, les États-Unis étaient le deuxième partenaire commercial de la France. Les exportations vers les États-Unis représentaient 32,7 milliards d'euros en 2015, et les importations de produits américains représentaient 35 milliards d'euros, en 2015.

De plus, 2500 entreprises françaises sont implantés aux États-Unis, et par conséquent, créent des emplois, de la richesse, et font également de la recherche et du développement. Il faut savoir aussi que les États-Unis, en 2015, étaient le principal pays accueillant des investissements étrangers, pour un montant estimé à 384 milliards de dollars, selon Business France. 1500 entreprises américaines sont en effet installées en France, que pourrait envisager la France en représailles contre ces entreprises, par exemple, les parcs Disney ? Les feraient-ils fermer ? Il faut noter également, toujours selon Business France, que les entreprises étaient les principaux investisseurs étrangers en 2015: ils avaient 175 projets d'investissements, ce qui représentait 10.783 emplois.

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Cela serait donc dommageable à la fois pour les États-Unis et pour la France.

Donald Trump entend également renégocier le Traité de Libre Échange Nord Américain, conclu en 1994, entre les États-Unis, le Mexique et le Canada. Le Canada, par l'intermédiaire du Premier Ministre Justin Trudeau, se dit prêt à discuter d'une éventuelle renégociation du Traité. Même son de cloche du côté de l'ambassadeur du Canada à Washington, David Mc Naughton. Quelles pourraient être les conséquences d'une telle renégociation ? Selon Edward Alden, chercheur au sein du think tank américain Council on Foreign Relations, l'interruption des échanges commerciaux aurait des conséquences néfastes pour les affaires: "Des milliers d'entreprises des deux côtés des deux côtés de la frontière sont régies par les règles financières de l'Alena", a t-il dit dans le quotidien hispanophone El Diario. #Etats-Unis #Politique