Dans un premier temps, le #FBI concluait que si Hillary Clinton avait fait preuve de légèreté quand elle utilisait un ordinateur personnel et non son ordinateur de fonction, en tant que Secrétaire d’État (aux Affaires étrangères), pour échanger des courriels, il n’y avait pas lieu à poursuites pénales. Puis s’est produite l’October Surprise. Un nouvel élément, la découverte de copies de courriels de la candidate républicaine sur un ordinateur utilisé par une proche (et son ex-mari) d’Hilllary Clinton permettait à #Donald Trump de pavoiser. Et de faire monter la claque qui exige qu’Hillary Clinton soit traînée en prison en promettant qu’elle serait poursuivie, jugée, condamnée, et incarcérée.

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Or, le FBI vient de communiquer que les nouveaux examens ne permettent pas de réviser la position antérieure : la candidate républicaine a fait preuves de négligences, mais non de nature à conduire à son inculpation.

A landslide, sans doute pas

Est-ce à dire qu’Hillary Clinton va, de ce seul fait, remporter davantage que les 270 voix de grands électeurs lui permettant de prendre possession de l’Oval Office et de la Maison Blanche ? Sans doute pas, mais elle va conforter, auprès des indécis et des abstentionnistes qui pourraient avoir été dissuadés de voter pour elle par les accusations de Donald Trump (et sa personnalité, ses prises de position outrancières), son avance. Pour qu’elle l’emporte sur un landslide (un glissement de terrain sous les pieds de Trump, une victoire nette, voire écrasante), il faut ménager le suspense, dire que le scrutin sera serré, que Trump a encore une petite chance de l’emporter.

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James Comey, le directeur du FBI, a déclaré que les agents avaient travaillé jour et nuit pour parvenir à cette conclusion. Peanuts. En fait, il se raccroche aux branches. Le FBI ne disposait pas du temps nécessaire pour l’affirmer dès maintenant avec une totale certitude. Mais James Comey est irrévocable avant la fin du terme de son mandat, et il est à peu près sûr qu’Hillary Clinton va l’emporter. Or, voici encore quelques heures, à deux jours du scrutin, des démocrates ont accusé le FBI d’être gangrené par des fans de Donald Trump prêts à tout pour lui donner l’avantage. Tim Kaine, le colistier d’Hillary Clinton, venait tout juste de le dénoncer, et d’accuser des agents de vouloir prendre en otage leur dirigeant, James Comey. Donald Trump va devoir de nouveau crier au complot de l’establishment et des médias. Aussi multiplier les supputations visant la Fondation Clinton alors que la sienne est entachée de multiples faits patents d’abus : Trump s’est servi de sa fondation à des fins personnelles, pour acquérir des biens, influencer des élections.

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Mais il est désormais patent que Rudy Giuliani, un autre milliardaire, ancien maire de New York, a stipendié des agents du FBI pour favoriser Trump. Il a eu la suffisante inconscience de s’en vanter. Alors qu’un des points cruciaux de la campagne de Trump consiste à dénoncer ces pratiques (auxquelles il a eu très largement recours lui-même, mais en plaidant que c’était pour mieux dénoncer le système de l’intérieur, mieux l’exposer).

Trump piégé ?

La CIA n’a aucune confiance en les capacités de Trump de faire autre chose que de favoriser ses intérêts financiers au détriment des États-Unis. L’armée doute de ses capacités de conduire les U.S. of A. Cela a pu déteindre sur le FBI – en tout cas sa direction – qui aurait enferré Trump avec cette affaire des courriels pour mieux le saper à deux jours de l’élection. Au risque de perdre en crédibilité. Car les partisans de Trump les plus déterminés vont désormais hurler au complot et même menacer de prendre les armes… Ce qui aliénera encore davantage les modérés, les indécis, les électeurs suspicieux à l’égard d’Hillary Clinton. Elle gagnerait donc plus confortablement et surtout, les démocrates emporteront plus facilement une courte majorité au Sénat… #Etats-Unis