Il est des choses plus intéressantes aux États-Unis. Par exemple la mort d’un étudiant de l’université de l’État de l’Ohio, abattu par la police, après qu’il eut projeté son véhicule contre des piétons puis avoir blessé à l’arme blanche d’autres personnes sur le campus. Bah, les couteaux de boucher resteront en vente libre et la Confrérie des couteliers n’a pas osé suggérer que si tout le monde ne se déplaçait qu’en voiture blindée et muni de machettes, cela n’adviendrait pas. Abdul Razak Ali Artan, un musulman, a fait une douzaine de blessés avant d’être tué. Mais l’attention se porte surtout vers les revendications de #Donald Trump. Non seulement il est le président élu (si les grands électeurs le confirment) mais il aurait aussi été celui du suffrage populaire si des millions de gens n’avaient pas voté illégalement contre lui. En particulier en Virginie, Californie et au New Hampshire. ‘’Pourquoi donc les médias n’en parlent-ils pas ?’’, feint-il de s’étonner dans un tweet du 28 dernier aux petites heures. Cela résulte du fait que les votes du Michigan, du Winsconsin et de la Pennsylvanie, dont Donald Trump a raflé tous les grands électeurs alors qu’il n’a devancé #Hillary Clinton que d’un total de 107 000 voix (de moins d’un à tout juste un point selon chacun des trois États), vont être recomptés. Ce nouveau comptage intervient à l’initiative de Jill Stein, la candidate écologiste, qui n’a aucune chance d’obtenir des grands électeurs nulle part. De plus, elle n’a pas encore acté sa demande de recompte dans le Michigan, où Donald Trump emporte 16 grands électeurs en n'ayant battu Clinton que de 10 734 voix (0,2%).

Coup d’épée dans l’eau pour Trump

Même les analystes ayant pointé des anomalies dans ces trois États, résultant de la différence entre les résultats des votes électroniques (plus favorables à Donald Trump) et des traditionnels (avantageant Hillary Clinton), doutent que l’éventuelle fraude soit la résultante d’une cyberattaque. L’équipe de campagne d’Hillary Clinton doute aussi que les futurs résultats soient de nature à remettre en question la validité de l’élection de Donald Trump. Pour le moment, les résultats du Maine ne sont pas tous tombés (eh oui, trois semaines après…), mais Hillary Clinton devrait emporter les trois grands électeurs de cet État (avec 3% d’écart devant Donald Trump). Mais en continuant de soutenir que l’élection qu’il a remportée (certes avec deux millions de voix – voire 2,5 – de moins qu’Hillary Clinton), Donald Trump fait preuve d’impulsivité, de mauvaise foi, d’exagération, &c. Ce qui contraste avec la retenue d’Hillary Clinton ou de son ex-adversaire démocrate Bernie Sanders sur le sujet. Tout laisse penser que Trump, qui doutait de sa victoire, se comporte encore en candidat, n’a pas pris la mesure des responsabilités qui lui incomberont. Tout laisse aussi penser qu’il hésite sur la manière de passer aux actes. Ses divagations sur les présumées ‘’fraudes massives’’ lui ont déjà valu de cinglantes répliques de la part d’élus républicains. Ses propos confus sur le changement climatique et les relations commerciales avec Cuba laissent sceptiques tant ses partisans que ses opposants. Sa dernière lubie ? Obtenir de la presse que des photos peu flatteuses de lui soient supprimées. Primordial. Pendant ce temps, tout le monde s'interroge sur sa future équipe. Voilà qu'il a reçu l'ex-chef de la CIA, David Petraeus. Un ancien général radié des cadres pour une histoire de courriels contenant des informations confidentiel défense. Pendant la campagne, Donald Trump s'en servait pour accabler Hillary Clinton qui aurait fait, selon lui (et non selon le FBI) pire que Petraeus. Une girouette, Donald Trump. Plutôt un déboussolé de longue date, et cela se voit désormais autant que son double menton. #Élections