Une nouvelle fois, la question de la #Turquie pour une entrée possible au sein de l'Union Européenne a provoqué une #Confrontation entre le président turc et le Parlement européen. En effet, Recep Tayyip Erdogan n'aurait pas retenu ses paroles et aurait décrit son indignation et sa colère aux eurodéputés, à qui il aurait dit de "rester à leur place". Selon lui, cet énième refus, caractérisé par un gel des négociations concernant le ralliement du géant turc dans l'#UE, est une tentative de "diktat" de la part de ses différents dirigeants. Cette immobilisation du processus de candidature est due à une prolongation de l'état d'urgence de trois mois en Turquie, qui avait été instauré suite au putsch manqué en Juillet dernier.

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Cette prolongation de mesure étant jugée par le Parlement Européen comme incompatible avec les règles strictes d'entrée, dès lors, il n'a donc été plus possible pour ce pays transcontinental, à cheval entre l'Asie et l'Europe, d'avoir une chance de faire partie de la première puissance économique mondiale. Sur la raison du refus, le président à tenu à dire que : "exiger de la Turquie qu'elle ne combatte pas les terroristes équivaudrait à l'appel du pays à se rendre aux bandits".

Où en est le dossier Turc dans les papiers de l'UE ?

Par plusieurs fois, l'adhésion de la Turquie a essuyé des refus catégoriques, compte tenu des ambitions du gouvernement. Effectivement, la promulgation du rétablissement de la peine capitale dans le pays, abolie en 2004, est qualifiée de "choix inconciliable" avec le respect de la démocratie et des droits de l'homme que défend l'organisation.

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C'est une exigence qui empêche toute évolution dans ce débat qui dure depuis le 12 Décembre 1999, date à laquelle la Turquie a été officiellement reconnue candidate pour être membre de l'Union Européenne, lors du sommet européen d'Helsinki. De plus, les vives tensions qui découlent de ces rejets successifs, et dernièrement du gel des négociations, ne vont pas être apaisées par les récentes menaces d'Erdogan, qui se garde le droit d'ouvrir ses frontières pour laisser passer un nouveau flot immense de migrants vers l'Europe. Il conclura son discours par une question révoltée : "Est-ce le Parlement européen qui décide pour ce pays ou le gouvernement ? Chacun sa place".