Les représentants des plus grandes institutions européennes, qui ne sont pas censés faire part de leur préférence lors d'une élection présidentielle nationale, ont néanmoins leur idée sur la question. S'ils ne la clament pas haut et fort aux Américains, on se doute quand même que l'élection de la candidate démocrate va d'un enjeu important, pour euxLa candidate démocrate avait en effet annoncé l'importance qu'elle accorde à l'#UE. Dans un cadre strictement géopoliticien, le candidat républicain, soutenait, lui, un rapprochement avec la Russie de Poutine. Rien de mieux pour oublier la Guerre froide, si ce n'est le petit oublié de l'histoire, qui compte sur son grand ami protecteur américain : l'UE. Ainsi, les dirigeants des institutions européennes craignent un rapprochement russo-américain à leur détriment. Il est vrai que, depuis la Crimée, beaucoup d'Européens voient d'un mauvais oeil ce qui leur semble être la manifestation d'un renouveau de l'impérialisme russe. Or, ils étaient jusque-là protégés par l'OTAN et, en première instance, les Etats-Unis. En outre, sa position en faveur du Brexit a choqué les dirigeants européens, qui craignent à présent que ce dernier ne s'emploie pendant tout son mandat à désolidariser les Etats membres de l'UE.  #clinton, elle, réaffirmerait la présence américaine aux frontières orientales de l'Europe, face à l'impérialisme russe. "On peut même penser que l'attention qu'elle portera aux liens avec les Européens sera plus grande que celle de Barack Obama", remarque un diplomate européen. 

Avec Clinton, une continuité économique soutenue

Dans un cadre plus économique, il faut se rappeler que le candidat républicain prône un protectionnisme débridé. L'UE, elle, espérait justement renégocier un traité de libre-échange avec les Etats-Unis. Or, avec #Trump à la tête du pays, il ne sera plus du tout question de traité de libre-échange puisqu'il a choisi la préférence nationale. Barack Obama, lui, s'était montré favorable à un traité de libre-échange entre les Etats-Unis et l'UE. Il avait ainsi soutenu la signature du TAFTA, pas encore à l'ordre du jour. Clinton, elle, est plus réservée à ce sujet, car elle n'a absolument pas l'aval du camp démocrate. Sanders, en particulier, y était fortement opposé. Toutefois, elle devrait s'inscrire dans la continuité de son prédécesseur en choisissant de ne pas rejeter les tractations libre-échangistes en cours entre les Etats-Unis et l'UE. Elle souhaite simplement les renégocier. Pour les Européens, c'est un moindre mal.