Deux ans après le début de la guerre civile et de l'annexion de la Crimée, le gouvernement ukrainien pro-#EUROPE voit d'un mauvais oeil la montée des populismes. Il semble désormais inévitable que les Etats-Unis, tête de proue de l'armée de défense face aux ambitions russes, se rapprochent de Poutine, depuis l'élection de Trump à la présidence. Or, M. Porochenko comptait encore sur les Américains et les Européens pour le soutenir en cas d'invasion russe. Mais, avec la probable victoire d'un Fillon à la primaire de la droite française, et à la présidence, les astres semblent s'aligner pour M. Poutine.

Réaffirmer la solidarité européenne face à un conflit durable

Au pire moment, celui où l'Union Européenne est en train de se diviser, l'#Ukraine a plus que jamais besoin de son soutien. Or, aucune armée européenne viable n'étant d'actualité et les Etats-Unis projetant de quitter l'OTAN, cet ancien pays soviétique est laissé seul face à la gigantesque #Russie expansionniste. Car les rebelles de l'Est de l'Ukraine, proches de la Russie, sont soutenus en sous-main par cette dernière face à l'armée régulière ukrainienne. Devant l'ampleur de la crise, les accords de paix de Minsk avaient difficilement été obtenus par la médiation française et allemande. Cependant, ils n'ont jamais vraiment été respectés. Résultat : 10 000 morts des deux côtés après 3 ans de guerre civile.

Rester ferme face à Moscou

Après l'annexion de la Crimée, territoire autonome ukrainien, par la Russie, des sanctions économiques avaient été prises contre Moscou. Le droit international et l'intégrité territoriale ukrainienne étaient en effet violés. Or, du côté européen, on pense de plus en plus à lever ces sanctions, notamment chez les Moldaves et les Bulgares, qui ont élu des chefs d'Etat pro-russes. Les Ukrainiens, inquiets, ont demandé à leur président de se rendre jeudi à Bruxelles pour plaider leur cause devant une Europe qui se poutinise. Reculer face à l'ours russe dans ce dossier, c'est laisser la voie libre à d'autres violations du droit international, et décrédibiliser sa parole.