The Crusader (le croisé), organe du KKK, « voix de la résistance des Blancs », soit de la suprématie raciale des Caucasiens, voit en Donald Trump l’héritier des pères fondateurs, un All American Boy : « L’Amérique a été fondée république chrétienne blanche ».  Cela n’a rien de nouveau, l’ex-grand manitou du Ku Klux Klan avait déjà dit qu’il était « 100% pour #Donald Trump ». Mais la presse du KKK insiste, persiste et re-signe, et l’autre presse fait semblant de redécouvrir. Tout comme, après les révélations des partouzes organisées par The Donald avec des mineures pour ses clients et partenaires, il n’y a pas de quoi s’alarmer – pour la direction de la campagne du candidat – qu’une anonyme accuse le candidat républicain de l’avoir #Violée alors qu’elle n’avait que 13 ans. Celle-ci, avec Lisa Bloom, son avocate, devait convier la presse pour s’exprimer. Mais « Jane Doe » (pseudo pour toute anonyme) a reçu trop de menaces. Elle a reporté sine die sa confrontation avec la presse. Il faut donc croire que Donald Trump se souvenait d’elle ? Le problème, pour la presse main stream, c’est que la plaignante avait déposé dès juin dernier devant la cour de Manhattan. Elle fut d’abord déboutée pour des raisons de procédure, tout comme devant une cour fédérale à Los Angeles fin avril. Les faits se seraient déroulés sous l’égide du milliardaire Jeffrey Epstein, de longue date soupçonné de pédophilie, et ayant plaidé coupable, en connivence avec son buddy The Donald (qui a toujours soutenu que son pote était un super-chic type). Le léger inconvénient pour Donald Trump et son équipe est que Lisa Bloom est hyperconnue et que son carnet d’adresses médiatique est plus épais qu’une Bible. « Jane Doe » qui a porté plainte sous le nom de Katie Johnson (aussi un nom d’emprunt) devrait cependant s’exprimer prochainement et peut-être révéler les noms d’une autre participante et d’un ancien employé de Jeffrey Epstein. L’ennui pour The Donald est que sa directrice de campagne botte en touche les questions lui étant adressées et que « Joan Doe » et « Tiffany Doe », d’anciennes rabatteuses d’Espstein, non seulement confirment, mais affirment aussi qu’une certaine « Maria », 12 ans à l’époque, en 1994, aurait aussi cédé à l’entregent de Donald Trump en lui ouvrant ses jambes sous la contrainte. « Tiffany » affirme que Jane-Kate aurait été menacée par Donald Trump de subir le sort de « Maria », qui a disparu, et de voir sa famille pâtir des conséquences.

La presse se rattrape

Ce n’est que la treizième (ou quatorzième ?) femme à accabler Donald Trump, mais après avoir fait much ado about (nearly) nothing, soit beaucoup de bruit pour presque rien (les courriels d’#Hillary Clinton, les faibles révélations de WikiLeaks), la presse et les médias audiovisuels semblent rattraper aux branches. D’autant que des personnalités comme l’écrivain Salman Rushdie n’y vont pas de main morte : « il comparaîtra pour racket en novembre, pour viol sur enfants en décembre, c’est un prédateur sexuel, il n’a pas divulgué ses impôts, a utilisé sa fondation pour régler ses frais de procès, insulté la famille d’un héros mort au combat, et… mais parlons plutôt des courriels d’Hillary Clinton ». Ce genre de remarque crispe un peu les doigts sur le clavier et tout à coup, ils se lâchent avec, pour se rattraper, juste ce qu’il convient de dire du cas Jean-Marc Morandini : « bien sûr, il reste innocent tant qu’il n’est pas déclaré coupable… ». Mais la presse peut se rattraper aussi avec le graffiti ''Vote Trump'' peint sur une église du Mississipi très récemment incendiée, à Greenville, fréquentée par des Afro-Américains. Dès avant ces deux éléments, la cote d’Hillary Clinton remontait ce jeudi 3 nov. dans un sondage Reuters/Ipsos : six points d’avance sur Trump. Si Jane, Joan et Tiffany « Doe » tiennent finalement une conférence de presse, cela ne devrait rien arranger pour The Donald. Puis, au tomber de rideau juste avant le jour du vote, un petit rappel sur les diverses fraudes fiscales ?