Nos fidèles et estimés lecteurs auront rectifiés d’eux-mêmes, le Teuton Donald Trump ne fera pas un liberty kiss à feue sa mère-grand mais, tel un Kroutchoff bizoutant je ne sais plus qui, il mettrait bien la main aux lombaires de Sa Majesté their Queen, Elizabeth la seconde. Selon The Sunday Times, The Donald envisagerait de taper l’incruste à Buckingham circa 2017. Et puis quoi encore ? Paraître en caleçon pour recevoir l’ordre de la Jarretière et se faire adouber par les francs-maçons du rite ancien et accepté écossais, héritiers des chevaliers du Temple ? Relisez Umberto Eco et son Pendule de Foucault pour constater qu’un Trump peut tout oser. Attendez-vous à savoir que le #Donald Trump, qui a donné l’accolade à Nigel Farage, de l’Ukip, va courtiser la Theresa, piètre homonyme de l’autrichienne Grande Thérèse, pour obtenir audience de la souveraine, Their Gracious Queen. Franchement, vivons heureux, vivons cachés, je me félicite de ma condition : je n’aurais pas à serrer la menotte gluante de sueur et malversations du Donald. Quoique… Rater un photo shoot en jouant la jeune fille au piano, peu m’échauderait. Vanitas vanitatum & sic transit gloria mundi. C’est de mon stage chez The Independent (Londres) que subsiste ma cuistre faiblesse pour les citations latines. Passons. Nan, les mercantiles Rosbifs prêts à toutes les bassesses pour établir un deal commercial avec le futur président des United States of America au lieu de rétablir leur hégémonie, comme le souhaite John Cleese (et d’autres), sur ces arpents de neige et de dust bawl ? Au passage, cherchez l’exhorte de John Cleese aux Étasuniens, désopilante.

Monarchie parlementaire

Buckingham Palace a fait savoir que les visites des cheffes et chefs d’États en la modeste demeure (qui exigera des milliards pour sa rénovation tellement elle est décrépite) sont imposées par le 10, Downing Street. Bon, si Sa Majesté abdique en ma faveur, je suis disposé à avaler toutes les couleuvres, et honni soit qui mal y pense, je consentirai à ce qu’un Trump me fasse la révérence. La monarchie parlementaire est pesante, mais les compensations sont du beurre qui peut convaincre une Maria Schneider de céder aux instances d’un Malon Brando (Dernier Tango à Paris). N’empêche. Que Donald Trump soit reçu à San Marino, Monaco ou au Lichtenstein, est une chose, que l’évêque coprince d’Andorre l’ointe une autre, mais même Stéphane Bern frémit à la perspective de voir la presque nonagénaire Zaz seconde (couronnée en 1953) serrer la pince (c’est une image) du petit sexagénaire et quasi-sénile prince d’outre-Atlantique. N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? Les sujets journalistes québécois de Sa Majesté en sont déjà tout tourneboulés. Mais il faudra faire avec. Votre Gracious Queen, faites-en sorte que Michael Moore, qui prédit l’impeachment de Donald Trump, obtienne un peerage avant que The Donald foule le pied de votre royaume. Vos Angevins sujets vous en implorent. The show must go on, mais ne flanchez pas : une May ne fait pas le printemps. Ne laissez pas l’éléphant Trump piétiner les daffodils, fluttering and dancing in the breeze. Ou craignez le wrath des drunken sailors. Donnez au Donald le goût du bout du bosco. And wet him all over! Et vérifiez, après référendum sur le Brexit, que le visa d'entrée au #Royaume-Uni du Donald est bien valide. #Elizabeth II