Cette semaine, les arrestations de journalistes se poursuivent en #Turquie suite au putsch visant le président Recep Tayyip #Erdogan. 15 quotidiens, magazines et agences de presse ont été fermés et Murat Sbuncu, journaliste au quotidien d’opposition Cumhuriyet s’est fait arrêté. Treize mandats d’arrêt ont été émis, 10 000 fonctionnaires se sont vus limogés, 170 organes de presse ont été fermés, 105 journalistes placés en détention et 777 cartes de presse annulées depuis la tentative de renversement du président.

Lundi 31 octobre, la police turque à arrêté Murat Sbuncu, journaliste au quotidien d’opposition Cumhuriyet. D’autres journalistes et responsables du journal ont été visés, au total treize mandats d’arrêt ont été émis ce jour-là. Suite au putsch du 15 juillet dernier, le président turque Erdogan n’a eu de cesse de rechercher les coupables. Les dirigeants du journal et de la fondation Cumhuriyet sont alors accusés d’y avoir joué un rôle. En effet, ils ont officiellement été arrêtés et accusés «d'activités terroristes ». Ces derniers sont soupçonnés d’avoir un lien avec Fethullah Gülen, prédicateur suspecté d’avoir ordonné le putsch, et ce, en collaboration avec le PKK (parti des travailleurs du Kurdistan).

Tous dans le même bateau en Turquie

Le dernier grand quotidien d’opposition turc, Cumhuriyet n’est pas le seul dans la tourmente. Dans la lancée, le Journal officiel à annoncé la fermeture de 15 quotidiens, magazines et agence de presse. La majorité de ces derniers étaient basés dans le sud-est, partie essentiellement kurde de la Turquie. Ce n’est pas un hasard lorsqu’on connaît l’affection mitigée que porte le présidant actuel à l’égard de ces populations. Par ailleurs, 10 000 fonctionnaires se sont vus limogés de leurs fonctions. Suite à la tentative de renversement du président Recep Tayyip Erdogan, une centaine de médias se sont retrouvés contraints de cesser leurs activités. Par ailleurs, ce sont aujourd’hui des dizaines de journalistes qui se retrouvent emprisonnés.

Un bilan accablant, le rêve européen s’envole

On peut parler d’une véritable purge à la liberté d’expression menée dans le pays, bafouant ainsi les droits de la presse libre en démocratie. 151e au classement mondial de la liberté de la presse en 2016, la Turquie est derrière le Tadjikistan et juste devant la République Démocratique du Congo d’après ReportersSans Frontières. Selon l'Association des journalistes de Turquie (TGC), 170 organes de presse ont été fermés, 105 journalistes placés en détention et 777 cartes de presse annulées depuis la tentative de coup d'État du 15 juillet. Par ses actions, le président turc voit ses chances d’entrer dans l'Union européenne s’évanouir au fil des arrestations arbitraires. #Journalisme