Les Clinton (Hillary, Bill) et les Trump (Melania, Donald) paraissaient les meilleurs amis au monde lors du troisième mariage de The Donald. On comprend pourquoi : pour les Trump, cela donnait du lustre à l’événement ; pour les Clinton, c’était un retour de bons procédés : l’ex-président et la nouvelle sénatrice avaient reçu des fonds de Donald Trump pour la campagne sénatoriale et pour leur fondation. Ce n’est pas du tout nouveau, on le savait dès avant la primaire républicaine, mais les sommes ont été révélées. 100 000 $ pour la fondation, 4 700 pour l’élection et la réélection sénatoriale. En retour, juste des sourires, mais, c’est parce que Trump n’aurait pas eu besoin de solliciter une intervention car, comme il le disait élégamment, ‘’ils me lèchent les fesses’’. Faute de November Surprise de quasi-dernière minute (à J-2 ou presque), la presse retrace le détail des relations entre les Clinton et Trump depuis le début des années 1990. C’est presque plus épineux pour Trump car ressortent aussi toutes ses appréciations élogieuses d’Hillary et de Bill. De même, celles, croisées, de Chelsea Clinton et d’Ivanka Trump. Mais, évidemment, pour les partisans de Trump, ce serait accablant pour #Hillary Clinton (et quasi-inversement). La presse fouille aussi les relations des relations des Clinton et de Trump avec tel ou tel membre du FBI, ce afin de tenter d’expliquer à la fois l’indulgence ''coupable'' évoquée par les républicains pour la Fondation Clinton et pour les démocrates, l’insolite October Surprise de la remise sur le tapis de l’affaire des courriels de la candidate ou le mutisme quasi-total sur les liens entre Trump et le Kremlin. Il est aussi relevé que Trump se montre plus que chiche, carrément pingre, au moment où il faut soutenir des campagnes républicaines pour des sièges de sénateur ou gouverneur. Pour le reste, on ressasse quelques détails. Par exemple que Trump était passé par un prytanée militaire (Military Academie) mais qu’il s’était arrangé pour ne pas aller combattre au Vietnam. L’heure est au réchauffé total ou presque ?

Prédictions économiques

Les investisseurs et boursicoteurs donnent toujours Hillary Clinton gagnante, mais aussi les démocrates pour la course à une majorité sénatoriale. Reprendre le #Sénat, oui, mais, la Chambre des représentants serait à majorité républicaine. Comme on ne sait jamais, les prédictions économiques et la perspective d’une victoire de Trump obligent à se renforcer sur des valeurs sûres All American (au cas où Trump tiendrait ses promesses de créer des emplois et de renforcer le made in USA). L’attention se porte aussi sur les nominations à la Cour suprême (apanage en partie de la Maison blanche) et le financement des établissements d’enseignement. On se penche aussi sur le cas de la Floride : Clinton emporterait les voix des grands électeurs, mais le sénateur républicain Marc Rubio serait reconduit, car les Latinos désavoueront Trump mais non lui. En Floride, le vote anticipé représentait déjà dimanche près de 4,5 millions d’électeurs. Nationalement, c’est 40 millions de bulletins et il est subodoré que Clinton l’emporte confortablement (d’après divers critères de sexe, localisation, &c.). Cela se remarque aussi pour le vote latino dans le Nevada. Les derniers sondages donnent toujours une légère, voire nette, avance pour la démocrate, mais au-delà des sondages, il est suspecté que des épouses de fans de Trump voteront pour Clinton en assurant leur mari du contraire. Bien évidemment, pour vendre du papier ou faire grimper l’audimat, mieux vaut annoncer que le résultat sera très serré ou, si l’on a pris parti, tenter de convaincre les abstentionnistes d’aller voter (en particulier les Noirs et les jeunes, présumés favorables à Clinton). On a encore trois sondages donnant Trump vainqueur de justesse, mais une majorité donnent Clinton (avec un ahurissant sondage en ligne donnant Clinton… 13 pts devant The Donald). Mon petit doigt me dit : 4,5 pts d'avance pour Hillary à J-2. #Donald Trump