La #Police canadienne avait bien affirmé surveiller les données téléphoniques d'un rédacteur du quotidien " La #Presse ", en début de semaine. Or, depuis mardi, sept journalistes ont eux aussi reçu la confirmation d'une surveillance de leurs appels. L'enquête, qui concernait uniquement ce rédacteur à " La Presse " semble donc s'élargir à de plus en plus de journalistes québécois. C'est la liberté de la presse qui est visée.

Le gouvernement canadien en guerre contre la presse ?

Hier, le Premier ministre Justin Trudeau, pressé de questions sur ce sujet qui fait scandale, a assuré que son "gouvernement défend la liberté de la presse". Il a, par ailleurs, mis un point d'honneur à ce que la liberté de la presse soit respectée dans son pays. Ainsi, les autorités locales québécoises ont annoncé une inspection des services de la police provinciale. Elles se sont montrées plus fermes que le Premier ministre canadien, en condamnant l'approbation de telles pratiques par la justice. 

Entre scandale et crise de confiance entre le gouvernement, la police et la presse

Le maire de Montréal a assuré avoir une totale confiance dans les services de police. Selon lui, ce n'est pas sans raison que ces journalistes ont été suivis : il en allait du respect de la loi. Mais quelle infraction ont-ils bien pu commettre ? Pour l'instant, les autorités n'ont donné aucune raison à cette surveillance. En revanche, d'autres médias comme Radio-Canada ont trouvé un point commun à tous ces journalistes suivis : ils avaient écrit dans un magazine d'investigation, lequel avait révélé un scandale de corruption entre des entreprises de BTP et des partis politiques. Une nouvelle manière de punir les lanceurs d'alerte, comme en Europe ? Nul ne peut l'affirmer pour le moment. Ainsi, dès hier, le ministre québécois de la sécurité publique, a demandé une enquête sur l'enquête. Autrement dit, il veut savoir pourquoi, depuis 2013, ces journalistes sont surveillés par la police. La raison doit être officiellement prononcée et suffisamment grave.   #Québec